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Affaire D.Y. Patil: quand les autorités jouent au yoyo avec l’avenir des anciens étudiants
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Affaire D.Y. Patil: quand les autorités jouent au yoyo avec l’avenir des anciens étudiants
«Les officiers du Medical Council font régulièrement le va-et-vient auprès du ministère de la Santé. Mais on veut nous faire croire que ces institutions sont indépendantes et qu’elles ne savent pas ce que l’une et l’autre font. Où alors, serait-ce une escroquerie dont les autorités mauriciennes seraient complices ?»,déplore le Dr Soopramanien Cunden, représentant des médecins spécialistes formés à Maurice. Ce dernier explique qu’ils sont une quarantaine d’anciens étudiants, détenteurs d’un diplôme délivré par l’Université de Technologie de Maurice (UTM). Sauf que cela fait 15 mois qu’ils attendent que le Medical Council reconnaisse leur statut de spécialiste.
Depuis, ils n’arrêtent pas de solliciter les différentes parties concernées par cette affaire, soit le ministère de la Santé, le Medical Council et la Tertiary Education Commission (TEC). «Le Medical Council et le ministère sont les deux institutions directement impliquées dans la reconnaissance du diplôme. Cependant, ils se renvoient la balle pour ne pas assumer leurs responsabilités dans cette affaire», s’insurge le Dr Cunden.
La TEC, de son côté, affirme que cela fait plusieurs mois déjà qu’elle demande que l’UTM soit listée par le Medical Council . Afin que les étudiants du Dr D.Y. Patil Medical College soient reconnus officiellement. Mais devant l’inaction, tant du Medical Council que du ministère de la Santé, la TEC a envoyé une correspondance officielle, datée du 1er décembre, à l’Ordre des médecins. Celui-ci devrait ainsi se réunir le 17 décembre, en présence des hauts responsables du ministère, pour prendre une décision.
Mais voilà, le Medical Council ,de son côté, affirme être dans l’attente de recevoir les spécifications du listing de la TEC. Les documents devront être présentés au conseil d’administration lors de la prochaine réunion. «À la lumière de ces documents, une décision sera prise», explique une source au sein de l’Ordre des médecins. Entre-temps, une rencontre a été organisée, lundi, entre une délégation de quatre étudiants et le Medical Council.
Dans la lettre qu’elle a envoyée au Medical Council, la TEC rappelle qu’il y a eu plusieurs échanges de correspondance entre les deux organismes, ainsi que le ministère de la Santé. Elle soutient que le 7 juillet 2014, elle avait sollicité une rencontre avec le Medical Council. À l’agenda : le listing de l’UTM et la mise en pratique des recommandations du Fact-Finding Committee institué en septembre dernier. Rencontre qui n’a pas eu lieu, car l’Ordre des médecins a fait savoir qu’aucun de ses membres ne pourrait y assister, n'étant pas disponible .
Le 27 août, poursuit la TEC, elle a recommandé au ministère de lister l’UTM «with no further delay». Toutefois, le ministère devait indiquer à la TEC que les recommandations doivent être faites en principe directement au Medical Council.
Au ministère de décider
C’est ainsi que le 24 novembre, la TEC a envoyé une énième lettre au ministère, en y annexant les correspondances adressées au Medical Council et au Dr D.Y. Patil Medical College, respectivement le 14 juillet et le 8 mai. Ces documents qui ont été transmis au conseil des médecins le 25 novembre.
La source au sein du Medical Council maintient, toutefois, que c’est au ministère de la Santé de prendre une décision sur la question. Soulignant que le conseil des médecins est autorisé à référer l’affaire au ministère, qui a le pouvoir de prendre une décision dans cette affaire.
Le Dr Cunden rappelle lui que le programme de spécialisation en médecine a bien démarré avec l’aval de la TEC et sous la supervision d’un International Monitoring Committee. «Les frais de scolarité sont étalés sur trois ans et s’élèvent à Rs 2,5 millions. Il faut y ajouter le manque à gagner sur 3 ans, pour le travail effectué gratuitement à l’hôpital pendant cette période de formation. Pour nous, une telle formation aurait dû être reconnue d’office. On se demande pourquoi les institutions fuient-elles leurs responsabilités», relève-t-il.
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