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Policiers arrêtés à Grand-Baie : série de transferts pour un signal fort contre les brebis galeuses
21 août 2014, 05:04
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Policiers arrêtés à Grand-Baie : série de transferts pour un signal fort contre les brebis galeuses
«Les brebis galeuses ne seront pas tolérées.» C’est le message que veulent envoyer les Casernes centrales à la suite de l’arrestation, mardi après-midi, de quatre policiers en poste à Grand-Baie. Ils ont été appréhendés par la Major Crime Investigation Team (MCIT) dans le cadre de l’enquête sur la fusillade de Petit-Verger, le samedi 19 avril. Fusillade qui avait occasionné la mort de Yoven Velangany.
Pour rétablir la confiance des habitants de Grand-Baie, décision a été prise aux Casernes centrales d’effectuer une série de transferts parmi les policiers qui y sont en poste. Selon un haut responsable de la police, la vague de transferts qui interviendra bientôt vise à démontrer que les Casernes centrales prennent l’affaire au sérieux. Les policiers interpellés sont l’inspecteur Salim Raza Mohangee, 39 ans, la policière Sneha Anista Ungkoor, 24 ans, le constable Belall Bauhal, 34 ans, et le Trainee Police Constable, Jordan Jason Marc, 21 ans. Ils sont soupçonnés d’avoir falsifié des entrées dans le Diary Book du poste pour soutenir l’alibi de Harel Phillipe, arrêté dans le sillage de l’enquête.
Le bouncer avait expliqué qu’il se trouvait au poste de police de Grand-Baie dans l’après-midi du 19 avril, pour honorer une des conditions de sa remise en liberté sous caution. Cela, dans le cadre d’une affaire de possession illégale d’armes à feu, logée contre lui le 25 octobre 2013.
Or, des témoins affirment l’avoir vu sur le lieu du crime au moment de l’agression mortelle. Au cours de l’enquête, les hommes du chef inspecteur Luciano Gérard, le patron de la MCIT, ont saisi le Diary Book, le Conditional Release Register et une fiche sur laquelle la personne en liberté conditionnelle doit apposer sa signature. Et sur laquelle le responsable du poste de police doit inscrire ses initiales. Ceux qui sont proches de ce dossier affirment que les entrées concernant la présence de Harel Philippe à Grand-Baie contiennent des ratures. D’où l’arrestation des quatre policiers.
L’inspecteur Mohungee est provisoirement accusé d’avoir donné des instructions pour commettre un faux. Les trois autres sont, eux, provisoirement accusés d’avoir agi de concert pour commettre des faux en écriture. Ils ont été présentés devant le tribunal de Mapou hier. La police a objecté à leur remise en liberté sous caution. Ils sont maintenus en cellule policière jusqu’au 27 août.
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