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Robin Mardemootoo: un bosseur qui a du cœur

10 juin 2014, 16:38

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Robin Mardemootoo: un bosseur qui a du cœur

La Cour suprême a tranché en faveur de la Société des chasseurs, qui est représentée, entre autres, par l’avoué Sivakumaren Mardemootoo. Les chasseurs pourront contester au conseil privé la décision des autorités de leur interdire de posséder plus de deux armes à feu à la fois. Nous avons rencontré Sivakumaren Mardemootoo à son domicile, à Péreybère.

 

Crâne rasé et en tenue décontractée, Robin (pour les intimes), qui gère le cabinet Mardemootoo Solicitors, se confie. Son projet le plus fou : décrocher un brevet de pilote très prochainement. «Je suis déjà aux commandes de mon catamaran. Ce que j’aime le plus, c’est naviguer seul dans l’océan, tout près des îles du Nord. À présent, je souhaite m’initier à l’aviation», dit-il.

 

Marié à une Américaine et père de trois enfants, l’avoué s’investit également dans une organisation qu’il a fondée. Il s’agit de Speak Human Rights. «Cette organisation, c’est un peu notre projet CSR. Nous nous occupons de trois gros dossiers en ce moment : les Chagos, la tribu Maasaï en Tanzanie et les minorités au Sri Lanka.C’est du volontariat à 100 %», souligne-t-il.

Entre les affaires de son cabinet juridique et les dossiers de Speak Human Rights, Robin Mardemootoo avoue avoir un emploi du temps très chargé. Les journées sont longues et les nuits courtes. «C’est comme ça quand l’on travaille pour soi. Je vais me coucher à deux heures du matin et je me réveille à six heures tous les jours», avance ce passionné. Mais il ajoute qu’il fait l’effort de rentrer plus tôt à la maison car il entend souvent de ses enfants : «Papa,on ne te voit pas assez».

 

Son enfance, Robin Mardemootoo l’a passée à Coromandel. «J’ai fait mes études primaires à l’école Raoul Rivet et j’ai ensuite intégré le collège MGI», fait-il ressortir. Il s’envole par la suite pour la faculté de droit d’Aix-en-Provence où il obtient une maîtrise. Une bourse lui sera offerte par l’université du Texas.

 

À son retour à Maurice dans les années 98, il diversifie les affaires du cabinet de son père qui est aussi notaire et crée son propre créneau. Que pense-t-il de tous ces jeunes avocats chômeurs? «Je pense que tout est possible. Si l’on est vraiment bon dans son domaine, il y aura toujours de la place.Tout est possible...»

 

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