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« On ne peut pas parler d?enfants pénalisés »
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« On ne peut pas parler d?enfants pénalisés »
Que vous inspire la décision d?aller de l?avant avec la réforme ?
C?est le moment propice d?enclencher la machine pour que la réforme devienne une réalité en 2007. Cette réforme vient corriger l?inégalité entre les collèges privés du Bureau de l?éducation catholique et les collèges publics, qui avaient perdu leurs lettres de noblesse. Je ne comprends pas l?ex-ministre Steeve Obeegadoo qui ne croit pas dans l?éducation publique, ses enfants fréquentant des écoles privées. Quant à Pravind Jugnauth, je le défie de contester la décision du gouvernement en justice. S?il le fait, je suis prêt à le contrer en cour. Je lui donne 15 jours.
Pensez-vous que cette décision entraînera une ruée vers les collèges privés ?
Ce risque existait avant la réforme. Celle-ci vient équilibrer les choses en mettant les collèges publics sur un pied d?égalité avec les collèges privés.
La réforme peut-elle diviser le pays ?
Jamais. Cette réforme préparera nos enfants à entrer dans le marché mondial du travail. Nos enfants les plus intelligents pourront ainsi aspirer à travailler partout dans le monde et le taux de chômage à Maurice sera réduit.
Les enfants moins « intelligents » ne seront-ils pas pénalisés ?
C?est un fait que certains enfants ne pourront pas compléter le programme du CPE en six ans. Pour eux, il y a une solution. On pourrait échelonner le programme d?études sur sept ou huit ans afin de leur permettre aussi d?obtenir leur certificat. On ne peut pas parler d?enfants pénalisés de nos jours alors que nous avons environ 45 collèges dans le pays.
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