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Rencontre
À 18 ans, Trisha Martine fait du portrait réaliste au crayon une véritable passion
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Rencontre
À 18 ans, Trisha Martine fait du portrait réaliste au crayon une véritable passion
Depuis trois ans, Trisha Martine, 18 ans, originaire de Petite-Rivière-Noire, s’adonne au dessin avec une passion grandissante. Si elle affirme avoir toujours aimé dessiner, c’est au collège, en Grade 9, qu’elle a véritablement commencé à développer ses compétences artistiques.
À ses débuts, la jeune artiste réalisait principalement des dessins simples. Elle décide toutefois de franchir un cap en se consacrant davantage aux portraits et en prenant son talent plus au sé- rieux. Elle se lance alors dans la réalisation de portraits réalistes. Ses amis, impressionnés par son coup de crayon, commencent à lui demander de reproduire leurs visages.
Malgré quelques hésitations au départ, Trisha accepte. Après un premier portrait, puis un deuxième et un troisième, son travail commence à être remarqué. Peu à peu, elle se fait connaître pour la précision et le réalisme de ses dessins. «Mo fer portre realist avek kreyon», explique-t-elle pour décrire son art.
La jeune femme s’intéresse également à la peinture, qu’elle pratique de temps en temps. Elle dit toutefois avoir une préférence pour le crayon, une technique qu’elle juge plus accessible et qui, se- lon elle, permet d’obtenir un rendu plus réaliste.
Des distinctions et des expositions
Les efforts de Trisha ont déjà été récompensés. Elle a été classée au niveau national en Art aux examens du School Certificate 2025. Elle a également eu l’occasion de présenter ses œuvres lors de l’exposition annuelle du Mauritius Examinations Syndicate.
Son talent a aussi été mis en avant au Caudan Arts Centre, dans le cadre de l’exposition Samudra, où elle a participé dans la catégorie Young Artist. La jeune artiste a par ailleurs remporté deux autres concours de dessin et a terminé première de sa classe d’art durant deux années consécutives.
Pour l’avenir, Trisha souhaite faire de sa passion son métier. Elle envisage notamment de devenir professeure d’art dans un collège ou de travailler dans un domaine lié à l’art et au dessin. Pour elle, exercer une activité qu’elle aime lui permettrait de ne pas considérer son métier comme une contrainte. «Ce serait mieux pour moi, car je ne verrais pas cela comme un travail. Cela m’encouragerait à y aller avec le sourire», confie-t-elle.
Malgré ses ambitions, Trisha reconnaît ressentir une certaine appréhension face à l’avenir. Elle reste néanmoins déterminée à poursuivre son chemin artistique. Aux jeunes, mais aussi à ceux qui hésitent encore à se lancer, elle adresse un message de persévérance : «Il ne faut jamais se décourager ni baisser les bras. Il faut se donner le temps de bien faire les choses. Si on échoue, ce n’est pas grave : il faut continuer. Avec le temps, les efforts finissent par payer.»
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