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Alimentation : des appareils Hi-tech pour des inspections plus rapides et efficaces
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Alimentation : des appareils Hi-tech pour des inspections plus rapides et efficaces
Les inspections sanitaires se feront plus fréquemment. Le ministère de la Santé s’est procuré une dizaine d’appareils de haute technologie pour effectuer des examens sur des échantillons de nourriture. L’accent est mis sur les institutions scolaires.
Il est à présent possible de faire des tests sur la nourriture vendue en bordure de route ou dans les cantines scolaires et d’avoir des résultats en quelques heures. Car le ministère de la Santé s’est procuré plusieurs incubateurs provenant du Japon. En effet, ces appareils sont opérationnels sur une base pilote depuis septembre 2011. Ils seront utilisés par les cadres de la Flying Squad du ministère de tutelle.
Lormus Bundhoo, ministre de la Santé, a convoqué la presse ce lundi 9 janvier pour une présentation de l’incubateur. Selon lui, cet appareil était nécessaire surtout après le constat d’une hausse du nombre d’inspections, de contraventions et d’arrêts d’opération durant l’année 2011.
Ainsi, le ministre révèle que 33 436 inspections avaient été effectuées en 2011 contre 23 850 en 2010. L’an dernier, 377 Prohibition Orders et 1 076 contraventions avaient été servis contre les commerçants qui ne respectaient pas les normes d’hygiène dans leurs points de vente.
C’est dans les établissements scolaires que les inspecteurs commenceront à utiliser la nouvelle technologie. « Il nous faut nous responsabiliser. Nous avons tous une part dans la hausse du nombre de contraventions. Nous voulons assurer une bonne qualité de la nourriture dans nos écoles », soutient Lormus Bundhoo.
Les inspecteurs se munissent de plusieurs plaquettes et vont dans les points de vente pour recueillir des échantillons de crème de pâtisserie ou de curry servi avec les faratas pour déceler la présence de bactéries comme la salmonelle.
Une fois récupérés, ces échantillons sont placés dans l’incubateur pour 20 à 24 heures. Puis, les inspecteurs vérifient à nouveau les plaquettes pour constater si les bactéries sont bien présentes dans la nourriture. Si tel est le constat, ces échantillons sont envoyés en laboratoire à des fins analyses. C’est après cet exercice que les commerçants peu respectueux de la santé des consommateurs sont verbalisés.
« Auparavant, il fallait envoyer tous les échantillons en laboratoire pour savoir si la nourriture était dangereuse pour la consommation. Cette démarche était coûteuse et il fallait compter au moins une semaine pour les analyses », explique Lormus Bundhoo.
L’incubateur coûte Rs 5 000. Les plaquettes, qui sont à usage unique, sont disponibles à Rs 275 l’unité. Pour le moment, les autorités comptent une dizaine d’appareils. Elles projettent d’en acheter une dizaine d’autres.
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