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Fraude de Rs 21 m à la Bramer Bank : Le fils d’un haut gradé serait le cerveau
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Fraude de Rs 21 m à la Bramer Bank : Le fils d’un haut gradé serait le cerveau
Déjà impliqué dans une affaire de fraude à hauteur de Rs 11 millions à la Barclays Bank en 2008, Chandra Prakashsingh Dip, fils de l’assistant commissaire de police Anil Kumar Dip, a été arrêté ce mardi 30 août pour le détournement de Rs 21 millions à la filiale de la British American Investment (BAI). (photo : Une des voitures saisies)
Chassez le naturel, il revient au grand galop. Déjà impliqué dans le détournement de Rs 11 millions au préjudice de la Barclays Bank en août 2008, l’ex-auditeur Chandra Prakashsingh Dip, 26 ans, a été appréhendé par le Central CID ce mardi 30 août relativement à la fraude de Rs 21 millions commise à la Bramer Bank.
 
Il ressort de l’enquête de la Special Cell, que le fils de l’assistant commissaire de police Anil Kumar Dip est, une fois de plus, le cerveau d’un réseau mis sur pied pour détourner l’argent des comptes de plusieurs clients de cet établissement. La combine est bien rodée : grâce à une complicité en interne, une grosse somme est prélevée des comptes bancaires, avant d’être placée sur le compte de tierces personnes pour masquer la transaction.
Le réseau, qui a fait ses débuts l’année dernière, a toutefois été mise à jour durant la semaine écoulée quand un client de la banque a indiqué que son compte avait été vidé. Un audit a ainsi mené au cambiste Mohamed Younoos Katoaroo. Il a été arrêté dès son retour d’un voyage en Malaisie le mercredi 24 août.
Les Rs 21 millions ont été partagés entre au moins quatre personnes, qui en ont profité pour s’offrir plusieurs véhicules. Parmi, une flamboyante Nissan 350Z, qui appartient à un clerc de la Bramer Bank, Irfan Husmuddy. Depuis, sa voiture est aux Casernes centrales et lui sous les verrous.
 
Le cambiste a fini par donner les noms de Chandra Prakashsingh Dip et de Saif Ullah Maularbux aux enquêteurs. Il les a désignés comme étant ceux qui l’ont incité à commettre ces fraudes. Le premier, précise-t-il, lui a expliqué comment faire pour flouer les responsables de la banque.
Mohamed Younoos Katoaroo soutient avoir tenté de mettre un terme à ces activités. Bien qu’il se soit lui-même servi pour s’offrir une maison enregistrée au nom de son épouse et verser de l’argent sur le compte d’une amie. Mais ses deux complices, affirme-t-il, l’ont menacé de représailles.
L’enquête du Central CID a révélé qu’au moins 15 transferts ont été effectués au préjudice de cette filiale du groupe British American Investment (BAI). Le système de contrôle a été contourné grâce à de fausses lettres de transferts portant la signature des propriétaires des comptes visés.
On retrouve là le mode opératoire utilisé, en 2008, par Chandra Prakashsingh Dip au détriment de la Barclays Bank. Ex-auditeur au sein de l’établissement, il travaillait alors pour le compte d’une entreprise de service conseil et a été dénoncé pour une fraude à hauteur de Rs 11 millions.
L’affaire est révélée au grand jour quand un directeur signale aux Casernes centrales que deux clients ont vu leurs comptes être débités de Rs 8 millions et de Rs 3 millions respectivement, grâce à de fausses requêtes de transferts envoyés par fax. Le fait que celles-ci portaient les signatures autorisées a bluffé les responsables et permis les transactions.
La Barclays Bank n’a flairé la fraude qu’au troisième fax transmis par une firme d’import-export spécialisée dans les équipements hôteliers et le développement immobilier. La requête faisait état du transfert de Rs 8 millions sur deux comptes distincts.
 
C’est la même équipe du Central CID - engagée dans l’affaire de la Bramer Bank - qui met la main au collet de Chandra Prakashsingh Dip le 1er août 2008. Des amis à lui sont également appréhendés, leurs comptes ayant servi à abriter l’argent détourné. Il s’avère qu’ils avaient réclamé un prêt d’un certain montant et se retrouvaient avec une somme plus élevée.
Un stagiaire et un Customer Adviser de la Barclays Bank sont passés aux aveux et ont dénoncé Chandra Prakashsingh Dip comme étant le cerveau de cette affaire. Au total, sept suspects ont été arrêtés dans cette affaire, dont une certaine Marjorie Bazerque qui devait bénéficier d’un transfert de Rs 5 millions du compte de la firme d''''import-export.
Déjà entendue pour différentes affaires d’escroquerie, cette femme d’affaires dit ne rien savoir sur ce cas précis. Pourtant, le compte censé lui appartenir est, en fait, au nom de sa fille mineure... qui porte les mêmes prénoms qu’elle.
 
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