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Le cadavre du bébé disparu découvert vers 19 heures dans la Rivière-du-Poste

22 février 2011, 20:00

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Le cadavre du bébé disparu découvert  vers  19 heures dans la Rivière-du-Poste

Sujata Tania aurait bien jeté son enfant par-dessus le pont. Le nourrisson a été découvert par des habitants de la région dans la rivière aux alentours de 19 heures. A un kilomètre en aval du pont où le bonnet du bébé avait été retrouvé le lundi 21 février.

La démence de sa mère aurait eu raison de lui. Le nourrisson de dix jours, porté manquant depuis le lundi 21 février, a finalement été retrouvé sans vie dans la Rivière-du-Poste, peu après 19 heures ce mercredi 23 février.

Ce sont, en fait, des habitants de la région qui ont découvert le corps du bébé à moins d’un kilomètre en aval du pont où des témoins l’avaient aperçu dans les bras de sa mère, Sujata Tania, tôt le matin du lundi 21 février. La police régulière ainsi que la police criminelle de Rose-Belle ont été mandées sur place et ont fini par confirmer, vers 19h25, que la dépouille était bien celle du nourrisson.

Le cadavre a été dirigé vers la morgue de l’hôpital Victoria, à Candos, pour une autopsie qui devra être conduite par le chef du service médico-légal de la police, le Dr Sudesh Kumar Gungadin. A l’annonce de la terrible nouvelle des minutes plus tard, Pravesh, le père du nourrisson a fondu en larmes, complètement anéanti.

L’endroit où l’enfant a été retrouvé se trouve dans le périmètre pourtant passé au peigne fin par la police et les volontaires lundi, mardi et mercredi. D’après un marchand de pain, il avait vu Sujata Tania avec son bébé sur le pont enjambant le cours d’eau peu de temps après qu’elle ait quitté le domicile de ses beaux-parents au village de Rivière-du-Poste.

D’autres témoins l’ayant vue sans le bébé non loin de ce même pont avaient fait craindre le pire aux enquêteurs. Surtout après la découverte d’un bonnet sur place et que Sujata Tania, 22 ans, soit rentrée au domicile de ses parents, à Rose-Belle, dans la soirée de lundi sans l’enfant.

Quand des équipes de la police régulière et de la police criminelle l’ont interrogée ce soir-là, Sujata Tania ne cessait de murmurer : « fine mort, fine mort ». Au vu de son état, elle a été dirigée vers l’hôpital Jawaharlal Nehru, à Rose-Belle.

Le médecin de service ayant conclu qu’il était face à une patiente sujette à des troubles mentaux,  il l’a fait transférer vers l’hôpital psychiatrique Brown-Séquard, à Beau-Bassin, pour y être internée. Placée dans une salle de haute sécurité la nuit de lundi, elle a laissé entendre aux surveillants qu’elle avait laissé le bébé au pied d’un immeuble à Ebène.

Dans la journée de mardi, la police a inlassablement arpenté la cybercité mais son récit ne tenait pas la route, les immeubles étant tous gardés et placés sous surveillance vidéo. De plus, Sujata Tania faisait référence à une jeune femme qui s’était suicidée à Bell-Village en novembre 2005 et qui lui aurait donnée rendez-vous en ces lieux…

L’enquête de police a révélé qu’elle a déjà fait mention de cette femme quand elle a fait une tentative de suicide en 2008, sur le toit d’un immeuble en phase de construction à Ebène.

Quand Pravesh a demandé sa main et qu’il venait « fréquenter » chez à son domicile, il s’est rendu compte qu’elle avait un comportement bizarre et l’a fait suivre par un psychiatre. Sous médication, Sujata Tania n’a montré aucun signe de maladie, même après leur mariage en mai 2010, et qu’elle se soit installée avec son mari dans leur nouvelle demeure, à Union-Park.

Ce n’est qu’après son accouchement que son état semble s’être détérioré. Vers les 5 heures du matin le lundi 21 février, elle se trouvait chez ses beaux-parents dans le cadre des prières devant être dites pour l’enfant quand elle a disparu.

Depuis, la police hésitait entre un acte de démence ou de sorcellerie, la jeune femme ayant été en contact avec un « traitère ». Dans la journée de mercredi, la police était sur ses traces mais finalement, il semble que c’est la maladie de la jeune maman qui aurait causé la perte du bébé.

Sujata Tania ne pouvant être interrogée, les médecins de service ayant mis leur veto au vu de sa santé mentale, il est fort probable qu’elle termine sa vie à l’asile. La loi ne prévoyant pas d''inculpation dans son cas.

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