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Italie Berlusconi se soumettra au verdict du Parlement
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Italie Berlusconi se soumettra au verdict du Parlement
Silvio Berlusconi soumettra l''''avenir de son gouvernement au verdict des deux chambres du Parlement italien le 14 décembre, a-t-on appris mardi de source politique.
S''il perd ce vote soit à la Chambre des députés soit au Sénat, le président du Conseil devra démissionner, ce qui pourrait entraîner des élections législatives anticipées.
L''issue de ce vote dépend notamment de l''attitude des partisans de Gianfranco Fini, président de la Chambre des députés, qui a réclamé la démission de Silvio Berlusconi.
Les députés "finistes" peuvent faire chuter le gouvernement s''ils votent avec l''opposition de gauche alors que Silvio Berlusconi ne devrait pas être inquiété au Sénat, où il bénéficie d''une majorité.
La source consultée par Reuters, au fait de ce processus parlementaire, ne peut pas être citée pour des raisons protocolaires.
Le chef de l''Etat, le président Giorgio Napolitano, a rencontré mardi les présidents des deux chambres, Gianfranco Fini et Renato Schifani, président du Sénat, pour évoquer avec eux le calendrier parlementaire.
Avant de se prononcer sur l''avenir du gouvernement, le Parlement italien aura voté le projet de budget pour 2011.
Le vote du Parlement le 14 décembre prendra, à la Chambre des députés, la forme d''une motion de censure déposée par le Parti démocrate et l''Italie des valeurs, deux formations d''opposition, et, au Sénat, la forme d''un vote de confiance réclamé par le gouvernement lui-même.
Si Silvio Berlusconi perd l''un de ces deux votes, il reviendra au chef de l''Etat Giorgio Napolitano de trancher l''alternative suivante: nommer un nouveau président du Conseil chargé de former un gouvernement de transition jusqu''à la fin prévue de la législature en 2013 ou organiser des élections législatives anticipées.
D''après les instituts de sondage, Silvio Berlusconi pourrait sortir encore vainqueur d''élections anticipées mais risquerait de perdre le Sénat, ce qui compliquerait fortement sa tâche.
Il devrait s''exprimer mercredi sur la principale chaîne de télévision de son empire médiatique. A 74 ans, sa situation est fragilisée en raison de sa rupture avec Gianfranco Fini, avec lequel il avait fondé en 2008 le Parti de la Liberté.
Le président de la Chambre des députés a créé un nouveau parti, Futur et Liberté pour l''Italie, et ses quatre partisans au sein du gouvernement ont démissionné lundi.
Gianfranco Fini accuse Silvio Berlusconi de diriger l''Italie comme une filiale de son vaste empire économique. Il lui reproche en outre des scandales de moeurs, dont le dernier en date porte sur la présence d''une jeune danseuse de boîte de nuit marocaine, Ruby, mineure au moment des faits, à une soirée dans l''une de ses villas cette année.
Le 14 décembre également, la Cour constitutionnelle doit rendre un arrêt qui pourrait entraîner la comparution de Silvio Berlusconi devant un tribunal pour des accusations de corruption. Le président du Conseil, qui dément ces accusations, est soupçonné d''avoir versé des pots-de-vin à l''avocat britannique David Mills pour qu''il effectue un faux témoignage afin de protéger les intérêts économiques du "Cavaliere".
(Source: Reuters)
 
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