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Marcel Prevost, artisan polyvalent
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Marcel Prevost, artisan polyvalent
Déco :  Le beau sous toutes ses formes : voilà à quoi aspire Marcel Prevost, passionné d’art qui réalise des vitraux, des sculptures et des paillottes à partir d’une diversité de matériaux.
Vitrail, sculpture, paillotte... Il s’est essayé à tout et y a pris goût. Lorsque l’on arrive chez Marcel Prevost, à Bois-Marchand, ce sont toutes les sculptures qu’il a faites qui frappent avant tout. Un cheval par-ci, les pattes avant en l’air, une jeune femme portant une torche par-là, puis un tigre...
Chaque objet sur lequel s’attarde le regard a une histoire, une raison d’être, que Marcel prend le temps d’expliquer, de raconter...
Cet artisan de 63 ans s’est initié à la peinture et à la sculpture depuis l’adolescence. «L’art m’a toujours intéressé, on peut même dire que comme
Obélix, je suis tombé dedans quand j’étais petit», confie-t-il en souriant. Il a donc commencé à créer, «par plaisir d’abord», mais il devait vite découvrir qu’il pouvait en faire un métier. Ses sculptures, il explique qu’il les réalise à partir des goûts de la personne qui les lui commande. Il peut exécuter ce que propose le client, mais aussi lui faire des suggestions. Ceux qui font appel à ses talents peuvent être des particuliers ou des hôtels, etc.
Mais les sculptures, ce n’est pas tout. Car Marcel explique avoir découvert le créneau de la pierre. Ce matériau tendance pour tout ce qui est déco, il le travaille au gré de ses envies.
Et nous montre, comme pour prouver ses dires, une colonne en plein milieu de la pièce qu’il a transformée en atelier. Elle est en pierre, mais il n’y a pas que ça. A bien y regarder, on distingue, tout en haut, et en pierre toujours, un ange. Plus bas, d’autres motifs dessinés et sculptés çà et là rendent ladite colonne unique et surtout magnifique. Dans un coin, une paillote intrigue.
C’est qu’il a voulu, dit-il, recréer une de ces habitations d’antan, en respectant tout le côté pittoresque de la chose. Il a ainsi utilisé du vétiver, du «fatak», du bambou de l’«herbe éléphant », de la paille de cannes. Tout ça pour un résultat résolument nature, car il va même jusqu’à utiliser, pour le sol de la paillote, de la bouse de vache.
Cet atelier contenant toutes les choses auxquelles il s’essaie, confie Marcel, est très représentatif de sa personne. Il souligne, en effet, qu’il est proche de la nature et qu’il aime la mer, la forêt et qu’il en tire son inspiration.
Et ça se voit. Car dans ses vitraux, autre domaine d’expertise de cet artisan, c’est aussi la nature qui est à l’honneur. Un papillon dans un jardin bordant une rivière, un bouquet de fleurs dans un espace vert, ou encore un travail plus abstrait mais toujours très coloré, représentant un pot au trésor, des pierres précieuses de toutes les couleurs. Le beau, c’est son motto.
Ces vitraux étant à double face, ils peuvent être utilisés comme décoration dans un pan de mur séparant deux pièces ou alors pour une imposte, une façade. Mieux encore, dans maison le lever et le coucher du soleil pour le jeu de Marcel d’ailleurs les couleurs et le rendu changent selon l’heure de la journée. Ces vitraux se situent dans une fourchette de prix partant de Rs 20 000 à monter, dépendant de la dimension demandée.
Marcel, il faut bien le dire, ne risque pas de s’ennuyer. Car il ne travaille pas qu’un matériau, mais plusieurs. Parmi, le corail, le plâtre de Paris, la pierre, la terre... Et il ne garde pas son savoir pour lui. Partant de sa conviction que «l’art est une richesse», il a décidé de le partager.
Lui qui est à fond dans le travail social, donne aussi des cours aux recalés à Pointe-aux- Piments, leur apprenant à faire des sculptures avec le matériau le plus facile à obtenir qui soit, la terre. Une manière de leur apporter les bases pour qu’ils puissent sculpter leur avenir...
 
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