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Mule française

Six mois en cellule, un policier cité pour des relations sexuelles

20 septembre 2026, 14:00

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Six mois en cellule, un policier cité pour des relations sexuelles

Complicité, abus de pouvoir ou relation consentie ? La Major Crime Investigation Team (MCIT) cherche à déterminer si le policier cité par la détenue avait des liens avec les autres policiers déjà arrêtés dans cette affaire.

Près de six mois après l’arrestation de la ressortissante française L.R., 27 ans, dans une affaire portant sur plus de 16 kilos de drogue présumée saisis à l’aéroport, de nouvelles révélations viennent bouleverser l’enquête. Lors d’un interrogatoire récent, en septembre, à l’ADSU de Rose-Belle, la jeune femme aurait affirmé avoir entretenu des relations sexuelles avec un policier affecté au poste de Sodnac alors qu’elle était détenue en juillet. Ces déclarations ont conduit la MCIT à ouvrir un nouveau volet d’investigation afin d’établir si ce policier agissait seul ou s’il entretenait des liens avec les autres membres des forces de l’ordre déjà arrêtés dans cette affaire.

L’affaire avait éclaté au grand jour le 25 mars dernier avec l’arrestation de la ressortissante française à la suite d’une opération menée à l’aéroport de Plaisance. Les autorités la soupçonnent d’avoir transporté quelque 10 kilos de cannabis et plus de 6 kilos de haschisch dans ses bagages.

Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, la jeune femme aurait quitté l’aéroport avec une valise qui ne lui appartenait pas, laissant derrière elle celle contenant les substances suspectes. La découverte de ce bagage abandonné avait alors déclenché une vaste enquête.

L’exploitation des images des caméras de surveillance avait rapidement conduit à l’arrestation d’un policier affecté à l’aéroport. Les enquêteurs soupçonnaient alors ce dernier d’avoir facilité les déplacements de la passagère à travers les contrôles. L’enquête avait ensuite mené à l’arrestation d’un second policier, ouvrant un important volet policier dans ce dossier.

Pourquoi six mois en cellule ?

Mais aujourd’hui, une autre question intrigue les enquêteurs. Alors que les autres protagonistes de cette affaire ont été transférés en prison après leur comparution devant la justice, la ressortissante française est demeurée sous garde policière pendant plusieurs mois avant d’être finalement transférée à la prison de Beau-Bassin, où elle se trouve actuellement.

Cette situation inhabituelle fait désormais partie des éléments examinés par les enquêteurs.Qui assurait sa surveillance quotidienne? Quels policiers étaient affectés aux différents shifts ? Qui avait accès aux cellules ? Les procédures de contrôle ont-elles été respectées ?

Autant de questions auxquelles les enquêteurs tentent désormais d’apporter des réponses. Selon nos informations, l’interrogatoire mené le 10 septembre par les enquêteurs de l’ADSU de Rose-Belle aurait marqué un tournant dans cette affaire. La détenue aurait révélé avoir entretenu des relations sexuelles avec un policier affecté au poste de police de Sodnac. Les faits allégués remonteraient au mois de juillet et se seraient produits alors qu’elle se trouvait toujours sous la responsabilité directe de la police.

Le policier agissait-il seul ?

Ces déclarations ont immédiatement retenu l’attention des enquêteurs. La question qui se pose désormais est double : s’agissait-il d’une relation consentie ou d’un éventuel abus d’autorité, compte tenu de la position de vulnérabilité de la détenue ? À ce stade, les enquêteurs n’ont publiquement privilégié aucune hypothèse et les vérifications se poursuivent.

L’autre interrogation majeure concerne les liens éventuels entre le policier cité par la Française et les autres policiers déjà arrêtés dans cette affaire. Les enquêteurs de la MCIT cherchent à déterminer si des contacts existaient entre eux avant et après l’arrestation de la suspecte.

Complicité ou dissimulation volontaire ?

Les relevés téléphoniques, les affectations de service, les registres de présence ainsi que les communications entre les différents protagonistes font actuellement l’objet d’un examen minutieux. Les enquêteurs cherchent notamment à savoir si certains policiers étaient au courant de cette situation présumée ou si des informations auraient été volontairement dissimulées à la hiérarchie.

Une attention particulière est désormais portée aux policiers qui étaient de service durant les périodes concernées. Les enquêteurs tentent de reconstituer avec précision les mouvements des différents membres du personnel affectés à la surveillance des cellules. Qui était présent lors des tours de garde ? Qui avait accès aux locaux ? Certains policiers ont-ils observé des comportements inhabituels ? Des rapports ont-ils été rédigés ? Ces éléments pourraient s’avérer déterminants pour établir si le policier cité par la détenue aurait agi seul ou si d’autres personnes avaient connaissance de la situation.

Partie d’une présumée affaire d’importation de drogue, l’enquête prend aujourd’hui une tournure beaucoup plus délicate pour les autorités. Les investigations ne portent plus uniquement sur les circonstances entourant l’arrivée de la ressortissante française à Maurice et les liens présumés avec certains policiers de l’aéroport. Elles s’intéressent désormais également aux événements qui se seraient déroulés durant sa détention.

Alors que la MCIT a repris plusieurs aspects de l’enquête, de nouvelles auditions sont attendues dans les prochains jours. Des policiers ayant assuré la garde des cellules pourraient être appelés à fournir leur version des faits.

Une chose est certaine : les révélations de la détenue ont ouvert un nouveau chapitre dans cette affaire déjà sensible. Reste à savoir si les investigations permettront d’établir l’existence de simples manquements disciplinaires, d’éventuelles complicités ou d’autres infractions qui pourraient être retenues au terme de l’enquête.

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