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Polémique autour de son opération

Anil Bachoo défend son «droit de recevoir des soins comme n’importe quel autre citoyen»

26 août 2026, 17:29

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Anil Bachoo défend son «droit de recevoir des soins comme n’importe quel autre citoyen»

Anil Bachoo compte donner des explications sur le sujet lors de la reprise du Parlement.

Interrogé sur la polémique entourant son intervention chirurgicale dans un hôpital public, en présence de son médecin traitant exerçant dans le privé, le ministre de la Santé, Anil Bachoo, a brièvement réagi hier, à l’issue de l’inauguration d’une nouvelle Stroke Unit à l’hôpital sir Anerood Jugnauth (SAJ), à Flacq. «Je ne ferai rien d’illégal», a-t-il déclaré, précisant qu’il répondrait directement aux questions soulevées au Parlement la semaine prochaine.

Pressé de questions par la presse, le ministre n’a pas souhaité s’étendre davantage sur cette controverse. Il a toutefois défendu son droit à recevoir des soins comme n’importe quel autre citoyen. Mo enn imin kouma ninport ki sann-la. Mwa osi mo ena soufrans, mwa osi mo ena malad, mwa osi mo laz inn avanse, mo bizin mo bann tretman», a-t-il lancé.

Anil Bachoo s’est également interrogé sur les critiques dont il fait l’objet. «Si mo ti pou al dan prive pou al fer loperasion, lerla zot ti pou dir to pa krwar dan lopital. Si mo ti al andeor, zot ti pou dir to ena trop boukou larzan», a-t-il ajouté.

Le ministre de la Santé a, par ailleurs, souligné que des médecins du secteur privé interviennent déjà dans les hôpitaux publics. Selon lui, environ 150 médecins exerçant dans le privé apportent également leur expertise au sein du système public. «Pour moi, tout ce qui est possible pour sauver la vie d’un patient doit être fait», a-t-il soutenu, estimant que ces collaborations permettent également au personnel hospitalier d’acquérir davantage d’expérience.

Cette brève polémique a toutefois été éclipsée par l’objet principal de la cérémonie : le renforcement de la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Anil Bachoo a rappelé que près de 4 000 personnes sont victimes d’un AVC chaque année à Maurice. Une proportion importante des patients décède, tandis que d’autres restent lourdement handicapés.

La nouvelle Stroke Unit de l’hôpital SAJ permettra une prise en charge spécialisée et rapide, avec une équipe disponible 24 heures sur 24. Le ministre a affirmé que la mise en place d’un centre similaire dans une autre région avait déjà contribué à une baisse «drastique» de décès liés aux AVC.

Deux autres Stroke Units devraient également être opérationnelles dans les semaines à venir dans d’autres hôpitaux. Pour Anil Bachoo, l’objectif est clair : offrir aux patients victimes d’un AVC les traitements nécessaires sans délai, car «chaque minute compte» dans la lutte contre les séquelles et les décès.

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