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«Domestic Abuse Bill 2026»
Un nouveau cadre légal pour protéger, coordonner et réhabiliter selon Ramkhelawon
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«Domestic Abuse Bill 2026»
Un nouveau cadre légal pour protéger, coordonner et réhabiliter selon Ramkhelawon
Selon Chandraprakash Ramkhelawon, 3ᵉ membre de la circonscription n°9 (Flacq–Bon-Accueil), le Domestic Abuse Bill 2026 représente une réforme essentielle qui modernise la réponse légale aux violences domestiques en intégrant leurs dimensions physiques, psychologiques, économiques et numériques.
S’exprimant lors de la deuxième lecture du projet de loi, il a rappelé que la société est profondément attachée à des valeurs culturelles et spirituelles qui honorent la femme, mais que cette reconnaissance contraste avec la réalité persistante des violences dans les foyers. Il a souligné que plus de 60 % des cas de violences domestiques incluent aujourd’hui des formes non physiques, illustrant l’évolution du phénomène.
Le député a salué l’élargissement de la définition de l’abus, qui inclut désormais le contrôle économique, le harcèlement numérique et la manipulation psychologique, estimant que ces formes de violence, bien qu’invisibles, détruisent progressivement la dignité et l’autonomie des victimes.
Il a également mis en avant les innovations du texte, notamment les ordonnances d’exclusion permettant aux victimes et aux enfants de rester dans leur domicile, ainsi que les mécanismes de transfert de bail et de responsabilité financière vers l’agresseur, garantissant une meilleure stabilité aux familles touchées.
Ramkhelawon a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination entre la police, les services sociaux, les professionnels de santé et la justice, rappelant que chaque dossier de violence domestique représente une vie en danger.
Il a également souligné les effets intergénérationnels des violences, indiquant qu’un enfant exposé à la violence domestique a un risque significativement plus élevé de reproduire ces comportements à l’âge adulte.
Enfin, il a salué les mesures de réhabilitation des auteurs de violence, estimant que la sanction doit s’accompagner d’un travail de transformation durable des comportements. Il a conclu en apportant son soutien au projet de loi, qu’il considère comme un engagement fort en faveur de la dignité, de la sécurité et de la protection des victimes.
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