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Budget 2026-2027
Analyse «L’express» et «Business Magazine» : Ce qu’ont retenu les invités du plateau spécial d’experts
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Budget 2026-2027
Analyse «L’express» et «Business Magazine» : Ce qu’ont retenu les invités du plateau spécial d’experts
«L’express» et Business Magazine ont procédé à l’exercice d’analyse à travers un plateau spécial consacré aux principales mesures annoncées. Animée par Richard Le Bon, rédacteur en chef de Business Magazine, l’émission a réuni Amit Bakhirta, Chief Executive Officer et fondateur d’ANNEAU, Manisha Dookhony, CEO de Terramont Capital Partners et Villen Anganan, responsable du service économique de l’express.
Au cœur des échanges : une interrogation centrale, celle de savoir si ce Budget répond aux priorités économiques et sociales du pays. Pour Manisha Dookhony, l’un des marqueurs importants du discours tient à la place accordée à l’efficience de l’État. Elle relève notamment que «le Premier ministre lui-même va présider tout le volet efficience». Selon elle, le fait que ce rapport soit étudié «ligne par ligne» peut ouvrir la voie à une réduction du gaspillage et, à terme, à un meilleur contrôle des dépenses publiques. L’économiste voit également dans les mesures annoncées un effort de rééquilibrage en faveur des classes moyennes, fragilisées par l’érosion du pouvoir d’achat : «Le fait qu’il y ait un accent sur les revenus moyens, qui avaient perdu beaucoup de leur pouvoir d’achat, c’est une façon de rééquilibrer.»
Amit Bakhirta, de son côté, qualifie le Budget de «progressiste et humain», tout en soulignant que, sur le plan fiscal, il lui apparaît «responsable» à ce stade. Pour Amit Bakhirta, le signal envoyé est celui d’une volonté de maintenir le cap de la consolidation fiscale : «Le ton est donné, on garde la consolidation fiscale.» L’objectif de ramener la dette publique sous la barre de 80 % du PIB d’ici 2029 lui paraît ambitieux, mais atteignable : «Dans une perspective de consolidation fiscale, je suis satisfait. La cible est ambitieuse, mais je pense qu’il est réalisable d’atteindre moins de 80 % de dette publique par rapport au PIB d’ici 2029.» Il relève aussi l’attention portée à certains pôles de croissance, notamment le secteur portuaire et l’économie bleue, deux axes appelés à jouer un rôle plus important dans la stratégie économique du pays. Villen Anganan est revenu sur les attentes des entrepreneurs et de la classe moyenne, tout en interrogeant les invités sur l’éventuelle émergence d’un feel-good factor après les annonces budgétaires.
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