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Contrats fractionnés au CEB

Assirvaden met en garde, les prochaines semaines déterminantes pour l’enquête de la FCC

21 juillet 2026, 14:00

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Assirvaden met en garde, les prochaines semaines déterminantes pour l’enquête de la FCC

La question de transparence dans l’attribution des contrats publics continue d’alimenter les débats. Répondant à une question de la chief whip, Stéphanie Anquetil, à l’Assemblée nationale, mardi dernier, le ministre de l’Énergie et des services publics, Patrick Assirvaden, n’a pas mâché ses mots sur les contrats fractionnés au Central Electricity Board (CEB). Cette méthode, qui consiste à diviser un important marché en plusieurs contrats de moindre valeur, est incompatible, selon le ministre, avec les principes de bonne gouvernance et de saine gestion des deniers publics. Il a indiqué avoir partagé ses préoccupations avec la direction et le conseil d’administration du CEB, estimant que les organismes publics doivent respecter les procédures pour garantir la transparence et l’équité dans l’utilisation des fonds de l’État.

Patrick Assirvaden a également rappelé qu’une situation similaire avait déjà suscité de vives préoccupations à la Central Water Authority (CWA). Il faisait référence au controversé Pipeline Replacement Programme (PPP), un ambitieux projet de modernisation du réseau de distribution d’eau au coût global estimé de Rs 700 millions. Il a rappelé qu’en 2024, un rapport d’audit interne avait mis en évidence «une gestion opaque» sous l’ancienne direction de la CWA.

À l’époque, il avait évoqué des omissions et manquements qui auraient affecté la mise en œuvre du PPP, visant l’ancien directeur général de la CWA, Prakash Maunthrooa, qui les avait rejetées lors d’une conférence de presse, les qualifiant de «fausses et infondées». Entre-temps, la Financial Crimes Commission (FCC) poursuit son enquête sur plusieurs aspects du PPP, notamment un contrat pour remplacer 7,7km de conduites d’eau à Bel-Air, estimé à Rs 7 millions. L’affaire avait été portée à l’attention des autorités par une plainte d’un sous-traitant affirmant avoir exécuté les travaux requis sans aucune rémunération. Selon des sources proches de l’enquête, une somme de Rs 2,9 millions figure dans les documents comptables comme ayant été versée, tandis qu’un montant de Rs 4,1 millions demeure inexpliqué.

Depuis l’ouverture de l’enquête, plusieurs responsables du projet – ingénieurs de la CWA et agents chargés des inspections techniques – ont été auditionnés par les enquêteurs de laFCC. Parmi les éléments qui retiennent l’attention, figure la pose présumée de plusieurs kilomètres de canalisations avant l’approbation officielle du conseil d’administration de la CWA. Selon les mêmes sources, près de 4,5 km de tuyaux auraient été installés avant toute validation formelle du projet. Les procès-verbaux examinés par les enquêteurs n’indiqueraient d’ailleurs aucune approbation préalable du conseil pour cette phase des travaux.

L’audit interne commandé par le ministère des Infrastructures publiques avait également relevé plusieurs irrégularités dans l’exécution du programme. Certaines procédures d’attribution de contrats et méthodes utilisées auraient été jugées non conformes aux critères établis. Le rapport soulignait également que des fonds destinés au programme auraient pu être réaffectés à d’autres projets sans autorisation formelle. Lancé en 2023 pour remplacer 437 km de conduites à travers le pays, le programme représentait l’un des plus importants investissements dans le secteur de l’eau ces dernières années.

Toutefois, les nombreuses zones d’ombre relevées par les auditeurs et les enquêteurs continuent d’alimenter les interrogations. À ce stade, aucune conclusion n’a encore été rendue publique. La FCC poursuit son enquête afin d’établir les responsabilités éventuelles et de déterminer si des infractions à la gestion des fonds publics ont été commises. Les prochaines semaines pourraient s’avérer déterminantes dans ce dossier qui continue de retenir l’attention des autorités et du public.

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