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Éducation

Mahend Gungapersad : «L’interdiction des portables entrera en vigueur d’ici cinq semaines»

17 avril 2026, 06:04

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Mahend Gungapersad : «L’interdiction des portables entrera en vigueur d’ici cinq semaines»

© Dev Ramkhelawon

Le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad (photo), a lancé, hier, un atelier de travail intitulé Capacity Building Programme for School Superintendents, à l’Atal Bihari Vajpayee Institute of Public Service and Innovation, à Réduit. Cette initiative vise à renforcer les compétences des responsables d’établissements scolaires, dans un contexte éducatif marqué par des défis multiples et évolutifs.

Pour le ministre, le renforcement des capacités constitue un levier essentiel pour «empower» les chefs d’établissement, mieux les préparer à gérer les problématiques du terrain et améliorer la qualité de l’enseignement. «Des formations seront organisées pour mieux équiper les maîtres d’école et les recteurs afin qu’ils puissent faire face aux situations qui peuvent émerger.» S’appuyant sur des recherches menées en amont, ce programme ambitionne d’optimiser à la fois le curriculum, les performances des élèves et la gestion de la discipline, avec l’appui conjoint des enseignants et des parents.

Abordant la question sensible de l’interdiction des téléphones portables dans les écoles, le ministre a précisé que la mesure entrera en vigueur au cours du second semestre. Initialement prévue dès la rentrée, elle a été repoussée afin de permettre des consultations, notamment avec les parties prenantes à Rodrigues. «Il faut d’abord un exercice de communication. Enseignants et élèves doivent comprendre ce que l’on attend d’eux», a-t-il insisté.

Selon lui, la réglementation devrait être mise en place dans quatre à cinq semaines, après validation par le Cabinet et une phase d’explication. L’objectif n’est pas d’imposer des restrictions rigides, mais d’encadrer l’usage des appareils pendant les heures de classe. «L’enfant doit se concentrer sur l’apprentissage. Toutefois, l’utilisation du portable reste possible pour des besoins pédagogiques ou médicaux, avec l’accord de l’enseignant», a-t-il nuancé. Le ministre souligne enfin que presque 80 % des établissements appliquent déjà un certain contrôle, preuve que le terrain est prêt à accueillir ces nouvelles dispositions.

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