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Prix du pain
Boulangers en difficulté et consommateurs protégés, un équilibre à trouver
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Prix du pain
Boulangers en difficulté et consommateurs protégés, un équilibre à trouver
■ La dernière hausse du prix du pain remonte à 2012.
Un comité interministériel sur le prix du pain a été mis sur pied, sous la présidence du ministre du Commerce et de la protection des consommateurs, Michaël Sik Yuen. Il comprend les ministres de l’Intégration sociale et de l’Industrie, a indiqué le Conseil des ministres du 27 février. Le comité aura pour mission d’examiner la question du prix du pain et d’évaluer les mesures à envisager.
Cette initiative intervient dans un contexte particulièrement difficile pour le secteur. Du côté des boulangers, l’annonce est suivie de près. Nasser Moraby, président de l’Association des propriétaires de boulangeries, évoque une situation préoccupante. «Depuis des années, des boulangeries ferment leurs portes. Plus d’une vingtaine ont cessé leurs activités ces dernières années. Beaucoup de boulangers sont en difficulté», affirme-t-il, car la pression financière ne cesse de s’accentuer. Il estime qu’un réajustement est plus que nécessaire. «Il est temps que les boulangers aient un soulagement», insiste-t-il. Après 14 années sans révision tarifaire et une longue bataille pour avoir un répit, le secteur espère être entendu.
En attendant la rencontre avec le comité, l’association prépare son dossier. «Nous allons mettre à jour notre costing. Plusieurs coûts ont augmenté, notamment la compensation salariale, la relativité salariale et la hausse continue des intrants», explique-t-il. À cela s’ajoute une nouvelle pression sur les approvisionnements. «La semaine dernière encore, j’ai reçu les nouveaux prix des importateurs», précise Nasser Moraby, laissant entendre que les charges pourraient encore grimper.
À titre de rappel, le prix actuel du «pain maison» de 100 grammes est fixé à Rs 2,60. La baguette de 200 grammes est vendue à Rs 5,40 et celle de 400 grammes à Rs 10,80. «Nous avons lutté pendant 14 ans. La dernière hausse remonte à juin 2012», rappelle-t-il.
Quant à l’Association pour la protection de l’environnement et des consommateurs, son président, Suttyhudeo Tengur, relève que les boulangers bénéficient du soutien du gouvernement, notamment via la subvention sur la farine. «Les boulangeries ont réclamé plusieurs fois une augmentation du prix du pain.Il faut une structure de prix valable qui prenne en compte le coût de la farine, de l’électricité et d’autres charges de la production. Si la revendication est justifiée et qu’ils travaillent malgré les pertes, les boulangers doivent aussi pouvoir vivre correctement.»
Toutefois, Suttyhudeo Tengur insiste sur la nécessité de trouver une solution équitable. «Il faut surtout penser à ceux qui sont au bas de l’échelle et qui consomment du pain, afin qu’ils ne soient pas pénalisés par une hausse du prix», ajoute-t-il, insistant sur la protection des consommateurs.
Les regards sont désormais tournés vers les travaux du comité, dont les conclusions seront déterminantes pour les boulangeries et les consommateurs.
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