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Résidence l’oiseau à Curepipe
Réunion d’urgence après la colère des habitants
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Résidence l’oiseau à Curepipe
Réunion d’urgence après la colère des habitants
■ Le maire de Curepipe, Dhaneshwar Bissonauth, a expliqué aux résidents que la responsabilité de la réfection des routes incombe à la CWA.
Au lendemain de la manifestation des habitants de Résidence L’Oiseau dite Cité L’oiseau à Floréal, excédés par l’état déplorable de leurs routes, une réunion d’urgence s’est tenue le lundi 13 octobre à la mairie de Curepipe. Le maire Dhaneshwar Bissonauth a rencontré les résidents en présence des officiers de la mairie pour apaiser les tensions et faire la lumière sur les responsabilités de la Central Water Authority (CWA).
La tension était encore palpable lundi matin, soit moins de 24 heures après que les habitants de Résidence L’Oiseau ont bloqué la route principale pour protester contre l’état de la chaussée. La rencontre d’urgence a été convoquée entre le maire, Dhaneshwar Bissonauth, et une délégation de résidents venus exprimer leur ras-le-bol.
Pour rappel, dimanche 12 octobre, plusieurs habitants avaient dressé des barrages de fortune pour dénoncer la négligence des autorités. Selon eux, après des travaux réalisés par la CWA, seule la moitié de la route avait été asphaltée, laissant l’autre partie dans un état impraticable. Poussière, nids-de-poule et stagnation d’eau sont devenus le quotidien des riverains.
«Nou pa pou dakor abitan Cité L’Oiseau pas mizer», a martelé le maire Dhaneshwar Bissonauth, en assurant que la municipalité prendra ses responsabilités si la CWA ne réagit pas rapidement. «Des ingénieurs se sont déjà rendus sur place pour évaluer les dégâts. Le budget nécessaire pour les réparations sera réclamé à la CWA, qui doit assumer ses engagements», a-t-il précisé. Le maire est revenu sur les circonstances du problème : «Il y a eu des travaux de la CWA dans le passé. Quand nous avons pris connaissance du dossier au conseil, nous avons appris que certaines routes devaient être asphaltées. Mais la CWA a laissé le chantier dans cet état. Les habitants croyaient que la municipalité allait refaire le chemin, alors que c’était à la CWA de le faire.»
Cette confusion autour des responsabilités administratives aurait contribué à la lenteur du processus. «Le travail prend un peu de temps, surtout pour obtenir les fonds nécessaires. Nous n’avons pas encore le budget, mais après la manifestation de dimanche, nous avons convoqué cette réunion d’urgence pour trouver une solution rapide», a expliqué le maire.
Les habitants, de leur côté, ont salué la réactivité du conseil municipal, tout en demandant que les travaux débutent au plus vite. Ils préviennent, toutefois, qu’ils resteront mobilisés tant qu’un calendrier concret ne sera pas annoncé.
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