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TICAD 9 à Yokohama

Commerce et investissements renforcés entre l’Afrique et le Japon

24 août 2025, 17:30

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Commerce et investissements renforcés entre l’Afrique et le Japon

La neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9) s’est achevée le 22 août à Yokohama, avec un communiqué conjoint soulignant l’importance du commerce multilatéral dans un contexte de montée du protectionnisme mondial.

La déclaration, principalement approuvée par les dirigeants japonais et africains, a mis en avant des suggestions visant à relever les défis auxquels sont confrontés les pays africains. Cela semble indiquer l’intention du Japon de présenter une stratégie alternative à celle de la Chine, qui a considérablement renforcé sa présence en Afrique. Les politiques tarifaires élevées mises en œuvre par l’administration du président américain Donald Trump ont affecté les pays africains. «Nous réaffirmons l’importance d’un système commercial multilatéral ouvert et fondé sur des règles, avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en son centre», souligne la déclaration. Elle souligne en outre la nécessité de renforcer la collaboration pour le bon déroulement de la conférence ministérielle de l’OMC prévue au Cameroun en 2026.

Le Premier ministre Navin Ramgoolam a souligné la nécessité de l’unité africaine de relever ces défis collectifs, plaidant en faveur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) comme moyen de stimuler le commerce intra-africain. Dans son intervention, le Premier ministre Ramgoolam a souligné que la TICAD favorise des partenariats solides et durables entre l’Afrique et le Japon. Elle crée des plateformes de coopération intergouvernementale et d’interaction entre entreprises, stimulant ainsi le développement économique. «La TICAD constitue une plateforme essentielle grâce à laquelle les pays africains peuvent tirer parti de la précieuse expérience du Japon», a-t-il déclaré, ajoutant que le gouvernement mauricien s’alignait sur la déclaration de la TICAD.

Prêt de 5,5 milliards de dollars

Contrairement aux éditions précédentes, ce sommet a fait l’objet de peu de couverture médiatique concernant l’aide du gouvernement japonais, sans engagement majeur comparable à celui de 30 milliards de dollars lors de la précédente TICAD. L’annonce la plus marquante a été un plan de prêt de 5,5 milliards de dollars via la Banque africaine de développement destiné au développement des infrastructures. Haoliang Xu, du Programme des Nations unies pour le développement, a souligné le passage à des solutions issues du secteur privé en raison de la baisse de l’aide publique au développement (APD), insistant sur la nécessité de collaborer pour trouver des solutions efficaces face à des défis tels que le changement climatique et les déficits en infrastructures.

La TICAD 9 s’est concentrée sur la promotion des investissements du secteur privé japonais en Afrique ; toutefois, surmonter l’aversion au risque des investisseurs japonais reste un défi. Des institutions financières japonaises de premier plan, dont Mitsubishi UFG Financial Group, la plus grande banque du Japon, ont participé activement et signé des protocoles d’accord avec diverses entités africaines. Le Premier ministre Shigeru Ishiba a présenté L’Initiative pour la région économique visant à renforcer les échanges commerciaux dans la zone «océan Indien-Afrique». Celle-ci comprend un partenariat avec le Mozambique, le Malawi et la Zambie pour développer le corridor de Nacala, essentiel pour l’exportation des minerais et des matières premières. Le Premier ministre Ishiba a exprimé son intention d’augmenter les investissements, de favoriser la coopération industrielle et de développer les ressources humaines, en mettant l’accent sur l’intégration régionale et la croissance industrielle aux côtés des pays de la région indopacifique.

Navin Ramgoolam a, de son côté, souligné que l’augmentation des investissements, en particulier ceux provenant du Japon, contribuera à relever les défis structurels de l’Afrique, en libérant le potentiel de transformation socioéconomique grâce à l’unité et à la collaboration avec le Japon et d’autres partenaires pour un avenir durable.

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