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Procès de la campagne de Sarkozy en 2012: la défense plaide la relaxe
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Procès de la campagne de Sarkozy en 2012: la défense plaide la relaxe
La défense de l'ancien président français Nicolas Sarkozy a réclamé mardi la relaxe de son client devant le tribunal correctionnel de Paris au dernier jour du procès pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012.
Nicolas Sarkozy «n'a signé aucun devis, il n'a signé aucune facture, il a accepté toutes les restrictions qu'on lui demandées. Il est loin d'être un candidat hystérique, insatiable. Il est respectueux des valeurs de la justice», a plaidé Me Le Fur en soutenant que «faire des erreurs n'est pas un délit».
L'ex-chef de l’État, absent à cette dernière audience, est jugé depuis le 20 mai, aux côtés de 13 autres prévenus, ex-cadres de l'UMP (parti de droite de M. Sarkozy, devenu Les Républicains) et de la société Bygmalion (société chargée de l'organisation des meetings), membres de l'équipe de campagne, experts-comptables.
L'enquête a démontré que les comptes de la campagne présidentielle de 2012 ont dépassé d'une vingtaine de millions d'euros le plafond légal autorisé via un système de fausses factures.
Le parquet a requis six mois de prison ferme et une amende de 3 750 euros à l'encontre de M. Sarkozy poursuivi uniquement pour «financement illégal de campagne électorale».
Victime d'un malaise lors de l'interrogatoire de son client la semaine dernière, Me Thierry Herzog, avocat "historique" de M. Sarkozy, n'a pas pu assurer sa défense en raison de son état de santé «qui n'inspire pas d'inquiétude mais le force au repos», a expliqué Me Le Fur.
L'avocate a déroulé la ligne de défense traditionnelle de Nicolas Sarkozy : un seul juge a demandé son renvoi devant un tribunal, il a déjà payé en organisant le "Sarkothon" (pour rembourser les dettes de l'UMP après l'invalidation des comptes de campagne, Ndlr) et a joué un rôle mineur dans cette affaire.
«Il n'était pas informé et n'avait pas la volonté» de dépasser le plafond légal de dépense autorisé, a-t-elle dit.
Pour l'accusation, M. Sarkozy est en revanche «le seul responsable de ses comptes de campagne».
Lors de son réquisitoire, Vanessa Perrée avait affirmé que Nicolas Sarkozy a bien participé au dépassement de ses comptes de campagne «en augmentant le nombre de meetings, en augmentant le coût des meetings».
La fonction de M. Sarkozy, au moment des faits, président de la République, «exigeait une probité irréprochable», a-t-elle insisté.
Les plaidoiries des avocats de la défense devaient se poursuivre jusqu'en fin de journée avant que le tribunal mette sa décision en délibéré.
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