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Enquête sur Dayal: le retard de l’ICAC irrite
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Enquête sur Dayal: le retard de l’ICAC irrite
L’enquête sur l’affaire bal kouler stagne. Et ce retard accumulé de l’Independent Commission against Corruption (ICAC) irrite le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP). En effet, celui-ci a réclamé un complément d’enquête sur cette affaire depuis plusieurs mois déjà.
Selon nos recoupements, le bureau du DPP voudrait que l’ICAC identifie l’individu qui était au téléphone avec Patrick Soobhany dans la bande sonore qui a été soumise aux enquêteurs. L’homme d’affaires avait, dans sa déposition, affirmé qu’il avait enregistré les propos de Raj Dayal dans son bureau, à Port-Louis. L’ancien ministre de l’Environnement lui aurait demandé un pot-de-vin de Rs 1 million pour financer l’achat de 50 «bal kouler» pour la fête Holi.
Or, le bureau du DPP attend toujours la réponse de l’ICAC quant au complément d’enquête afin de décider s’il faut initier un procès contre Raj Dayal. Lors de la dernière comparution de l’ancien ministre devant le tribunal de Port-Louis, la commission anticorruption, représentée par Me Preesha Bissoonauthsing, avait réclamé un renvoi de cinq à six mois pour boucler l’enquête. Le DPP se retrouve ainsi à prendre son mal en patience jusqu’à janvier 2017.
Prêt de 1,1 m d’euros
Par ailleurs, le DPP a réclamé un complément d’enquête sur l’affaire de Vishnu Lutchmeenaraidoo quant à son prêt de 1,1 million d’euros auprès de la State Bank of Mauritius (SBM). Il veut savoir, entre autres, si le ministre des Affaires étrangères a suivi à la lettre les directives de la Banque de Maurice pour sa transaction bancaire et si le conseil d’administration de la SBM avait donné son aval à l’unanimité ou si certains membres étaient contre cette transaction. Mais rien jusqu’ici du côté de l’ICAC. Il nous revient aussi que le dossier de Kailash Trilochun n’a pas encore atterri sur la table du DPP.
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