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Indignons-nous !
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Indignons-nous !
RÉVOLTANT. C’est le qualificatif qui vient à l’esprit pour décrire l’agression subie par un jeune garçon de 14 ans, la semaine dernière, à Plaine-Verte. Honte et dégoût aussi. Honte parce que dans un pays qui se veut smart, il y a toujours des barbares qui ne connaissent pour seule loi que la loi de la jungle. Dégoût parce que l’agresseur fait si peu de cas de la vie humaine qu’il aurait pu tuer cet enfant. Qui est pour l’heure toujours traumatisé dans son corps et dans son âme par cette expérience. Sans préjuger le cas présent, car il y a une enquête policière, posons-nous la question de la violence, gratuite, envers un enfant.
Sa faute ? Avoir osé dire au barbare en question qu’il fallait que ce dernier déplace son véhicule, qui était à l’arrêt là où c’est interdit et qui en plus obstruait la circulation. Réflexe de macho qui ne veut pas se laisser démonter par enn ti zeness ? Toujours est-il que ce dangereux individu juge nécessaire d’adoucir son ego blessé par cet affront en tabassant ce pauvre garçon à coups de barre de fer et en lui flanquant un coup de portière au ventre. Car cet homme – oui, c’en est un ! – se sentait menacé dans son intégrité physique par les paroles de l’adolescent !
Indignons-nous ! Mais est-ce trop demander à notre Lepep admirable ? Car, avec la démocratisation de l’éducation, les avancées technologiques et l’amélioration de notre niveau de vie, est venue aussi une certaine mollesse d’esprit qui veut que nous n’usons presque plus de cet organe vital qui se nomme le cerveau. Si notre cerveau était une application mobile ou web, je suis certain que beaucoup de personnes se seraient ruées pour l’adopter. Et s’en servir. Mais hélas, là, rien. Zéro. La médiocrité intellectuelle nous guette. Le nivellement par le bas, vous connaissez ?
Qui est à blâmer pour cet acte violent, gratuit et sauvage ? Ce maniaque de la bastonnade ? Ses parents ? La victime ? La société civile, c’est-à-dire vous et moi ? La police et nos législateurs ? Le système éducatif ? La faute à pas de chance ? Ou tout cela, dans un grand ensemble ? Réfléchissez. Réfléchissons.
Un supposé écart de langage de la part de l’adolescent n’excuse en rien la violence de l’agression. Ce garçon ne voulait pas arriver en retard à ses examens de fin de trimestre. Lui, à l’école, on lui enseigne les civilités et les bonnes manières. Du moins, j’ose le croire. On lui enseigne le respect des lois et des codes. Y compris ceux de la route. Sa soif de connaissance et d’éducation aurait pu connaître une fin tragique. La faute à un énergumène qui s’est lâchement enfui du lieu de son crime, car c’en est un, sans même porter secours à sa victime.
Alors, ressaisissons-nous. Il est temps de revenir aux bonnes manières. À la bonne éducation civique de létan lontan. Où savoir dire merci, excusez-moi, au revoir, bonjour, pardon, s’il vous plaît, ne nous rendraient pas plus idiots ni plus faibles. Jouons notre rôle de parents. Sans démissionner. Il n’est pas trop tard.
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