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Affaire Betamax: la police devrait entendre Xavier-Luc Duval cette semaine
29 juin 2015, 04:00
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Affaire Betamax: la police devrait entendre Xavier-Luc Duval cette semaine
L’enquête sur l’affaire Betamax prend cette semaine un nouveau tournant. En effet, la police devrait entendre un témoin de premier ordre: il s’agit en fait ni plus ni moins que du Deputy Prime Minister Xavier-Luc Duval.
Si le leader du PMSD devrait être entendu par les enquêteurs, c’est parce qu’il a été impliqué dans cette affaire par l’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam. Le Central Criminal Investigation Department (CCID) s’intéressera donc à la version des faits du ministre du Tourisme.
Décision collective
Navin Ramgoolam a également expliqué que l’octroi du contrat à Betamax était une décision collective prise par le Conseil des ministres. Et que cinq ministres du MSM, alors membres de son gouvernement, y étaient favorables.
De son côté, le leader du PMSD se dit prêt à rendre public le rapport du comité interministériel mis sur pied suite aux divergences au sein du Conseil des ministres. Celui-ci ne parvenait pas à adopter une position commune pour l’octroi du contrat à Betamax.
Ce comité était présidé, en novembre 2009, par Xavier-Luc Duval lui-même, avec comme membres les ministres Mahen Gowressoo, Rama Sithanen, Anil Bachoo, et Ashraf Dulull. Toutefois, précise le Deputy Prime Minister, ce comité ne s’est penché que sur certains «aspects spécifiques» du contrat. «Je suis prêt à communiquer tous les détails dont j’ai connaissance», a déclaré Xavier-Luc Duval.
Document jeté aux oubliettes
Quant au vice-Premier ministre Showkutally Soodhun, réagissant aux propos de l’ex-PM, il précise que «c’est en 2007 et non en 2010 que le contrat Betamax a été signé». Il a affirmé qu’après les élections législatives de 2010, quand le MSM s'était allié au PTr, il avait demandé, en tant que ministre de l’Industrie et du Commerce, un forensic report sur toute la question. Ce dernier avait révélé qu’il y avait eu «maldonne».
Showkutally Soodhun a aussi soutenu le fait qu’il avait recommandé que ce rapport soit envoyé à la police ou à la commission anticorruption pour enquête. Mais le document avait été jeté aux oubliettes.
Seront aussi confrontés aux limiers du CCID, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur Rajesh Jeetah et son beau-frère Veekram Bhunjun, Chief Executive Officer (CEO) du groupe Bhunjun. C’est à cette société qu’avait été alloué, par la State Trading Corporation (STC) et sans appel d’offres, le contrat de Rs 8 milliards pour le transport de produits pétroliers.
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