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On a testé: Moon vegetable restaurant, à Bagan, au Myanmar

23 novembre 2014, 11:30

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On a testé: Moon vegetable restaurant, à Bagan, au Myanmar

Cette chronique est également friande de dépaysement. Elle essaie de vous faire voyager. De nous désenclaver de nos routines locales et plus accessibles. Cependant, on vous le promet: après celle-ci, on ne vous refera plus goûter aux plats du Myanmar, où nous avons passé des vacances plutôt «culturelles» récemment. Mais le «Moon» vaut le coup d’œil et un bon coup de fourchette!

 

HEURE : Il est 13h30. On transpire à grosses gouttes à Bagan, chef-lieu d’un empire bouddhiste important du IXe au XIIIe siècle. Nous avons beaucoup marché toute la matinée, à visiter stupas et temples. Le soleil est implacable, la brise timide et nous n’avons pas faim, à vrai dire. Mais le guide nous y débarque et nous accueillons favorablement, au moins, la fraîcheur relative de ce restaurant qui s’étale langoureusement sous les arbres.

 

 

AMBIANCE : Un slogan choc nous accueille dans ce temple végétarien : «BE KIND TO ANIMALS!» C’est subtil, c’est f(a)in et moi, cela ne me rassure pas trop, puisque je suis un carnivore invétéré. Mais on se laisse prendre, sourire aux lèvres. Il faut quand même essayer. De jeunes badamiers et des plants de neem encombrent le jardin et laissent monter les tresses de bougainvilliers de plusieurs teintes. Des dizaines de poches de fougères diverses et de nids d’orchidées égaient sous la ramée. De mini-parasols flottants, des giraumons séchés suspendus, deux nids à étage d’oiseaux tisseurs et des poissons volants bariolés en guise de repères de table complètent un environnement sympa. Le mobilier est tout simple. Les couverts aussi.

 

 

SERVICE : On comprend assez rapidement que le restaurant a carburé dur depuis 11 heures et que le service (et la cuisine) est au bout du rouleau... Nos commandes prennent d’ailleurs une bonne demi-heure à arriver puisqu’il faut, quand même, satisfaire ceux qui nous ont précédés! Toutes les tables sont remplies et à partir de 14 heures, le propriétaire, hilare, refuse de la clientèle en montrant ses trois cuisiniers en singlet, transpirant à grosses gouttes, qui, n’en pouvant plus aux fourneaux (puisque pas aérés du tout) ont donné leur démission. Comme tous les jours, nous dit le patron dans son anglais châtié...

 

 

REPAS : Ce qui retient notre attention sur le menu, c’est l’exotisme de ce qui est décrit comme un «tamarind leaf curry». De quoi interpeller. Il fait donc partie de la commande, avec un curry de bringelle, du riz blanc, des achards de légumes joliment envahis de tranches de carambole doux, du piment en milieu vinaigré et des rouleaux de printemps fourrés à la pistache et à l’ananas, si mes papilles ne me trompent pas. Le curry de feuilles de tamarin est un vrai délice: onctueux, pimenté à souhait, agrémenté de coco passé à la râpe, il me fait tout simplement oublier ma dépendance avérée à la protéine animale. Les jus de fruits, notamment le dragonfruit à la menthe, sont un choc à la première gorgée, mais un délice de fraîcheur pimpante par la suite... Le thé vert, par contre, est très fort, très âcre.

 

 

VALUE FOR MONEY : A environ Rs 600 par personne, il n’y a vraiment pas à se plaindre dans ce restaurant pourtant largement tourné vers les touristes. On y passe une heure et demie agréable et on en sort réconcilié avec l’idée que nos protéines devront, écologie oblige, moins provenir de la gent animale dans le futur. Ne serait-ce que cette leçon a sa valeur.

 

 

PROCHAINE VISITE : Aucune chance ! Trop loin, trop poussiéreux, trop chaud et... nous sommes trop vieux pour récidiver! Chaudement recommandé, si vous y allez...

 

NOTE : 7,5/10

 

 

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