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The Phantom of the opera: dans l’univers des costumes
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The Phantom of the opera: dans l’univers des costumes
Alors que les jours avant la première de The Phantom of the Opera, pièce qui sera présentée par le Conservatoire François Mitterrand, le vendredi 29 août, à 20 heures au J&J Auditorium, à Phoenix, s’écoulent rapidement, le stress d’Emilien Jubeau, responsable des costumes, s’accroît.
«Nous avons eu deux mois de réflexion pour concevoir 127 costumes pour une soixantaine d’artistes allant des rôles principaux aux choristes et danseurs», explique-t-il. Pour être dans les temps, Emilien Jubeau confie travailler avec 6 ateliers de couture.
Si certains des artistes n’ont besoin que d’un costume, pour d’autres il en va tout autrement. «Pour le rôle de Christine Daaé et de Carlotta, nous devons concevoir 8 costumes pour chacune», soutient l’artiste. Emilien Jubeau était plutôt libre dans la conception de ces costumes. « J’avais pour consigne de ne pas dénaturer la pièce, de prendre en considération les lieux où se passaient les scènes et l’époque à laquelle se jouait la pièce. Sinon, je pouvais faire ce que je voulais.»
Styliste contemporain, c’est la première fois qu’Emilien Jubeau se voit confier la confection de costumes du 19e siècle. « J’ai fait des recherches. J’ai visionné l’opéra trois fois et le film deux fois. Les costumes de l’opéra étaient différents de ceux du film. Les comédiens, que ce soit pour le film et l’opéra, ont été choisis pour interpréter leurs rôles tandis que c’est l’inverse avec la version mauricienne. La morphologie des acteurs ne correspond pas toujours et cela influence le design du costume», explique le styliste.
Robes bouffantes, redingote, costume à cape… si les vêtements conçus sont fidèles à ceux de la fin des années 1800, Emilien Jumbeau n’oublie pas pour autant sa touche. «Le costume du fantôme, celui qu’il porte au bal est plus design. Je l’ai fait plus raffiné, plus moderne.»
Outre le temps limite pour concevoir ces costumes, le plus gros challenge de l’artiste a été de trouver les tissus appropriés. «J’ai passé une demi-journée dans un magasin à choisir les fournitures. J’ai dû faire une bonne centaine de magasins pour chercher les tissus. J’ai découvert des endroits dans lesquels je n’avais jamais mis les pieds et qui possédaient des tissus d’époque, mais pour la plupart, je me suis rabattu sur les tissus de rideaux. Les rideaux ont gardé ce cachet ancien dont j’avais besoin.»
Si, à quelques jours de la première, les costumes ne sont pas encore prêts, Emilien Jubeau garde bon espoir qu’il arrivera à soumettre tous les costumes à temps. «Ce genre de projet me permet d’apprendre, c’est à chaque fois un challenge.» Ce n’est pas de sitôt qu’il compte ranger ses ciseaux.
A noter que The Phantom of the Opera sera aussi joué le dimanche 31 août, à 15 heures, au J&J Auditorium. Les billets à Rs 500, Rs 350 et Rs 150 sont en vente à travers le Rézo Ôtayô.
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