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Deux fois plus de letchis cet été

5 novembre 2008, 01:00

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Une récolte précoce et abondante, avoisinant les 4 000 tonnes au niveau national, contre 1 500 tonnes l?an dernier. C?est ce que prévoit Vikram Hurdoyal, le directeur d?Ocean Tropical Fruits Ltd, qui est rejoint dans ses prévisions par ses confrères agriculteurs.

Les premières récoltes ont commencé dans le nord de l?île, à la fin d?octobre, c?est-à-dire un peu plus tôt que de coutume. «Nous avons déjà exporté notre première cargaison», se réjouit Vikram Hurdoyal. La campagne atteindra le plein régime à la deuxième semaine de novembre. Planteurs et entrepreneurs travailleront alors jour et nuit.

Une exportation moyenne

La production 2008 s?annonce une des meilleures de ces dix dernières années. Les planteurs évoquent un climat favorable aux letchis ainsi qu?une vigilance permanente face à leur principal ennemi, les chauves-souris. Elles sont capables de finir, en l?espace d?une nuit, les fruits d?un arbre entier.

Cette année comme les autres, Guneshwar Laullooa, entrepreneur agricole engagé depuis 25 ans dans la commercialisation du letchi, a mis en ?uvre tout le dispositif nécessaire à la protection des sept arpents qu?il cultive à Arsenal. Les chauves-souris peuvent détruire jusqu?à la moitié de ses récoltes, dit-il. Il a installé sur chaque arbre une ampoule qui s?allume dès qu?une horde de chauves-souris s?en approche. Le drapeau blanc, ainsi que des pétards, sont également utilisés pour faire fuir ces bêtes dévastatrices. «Chaque jour, il nous faut actionner environ Rs 200 de pétards», explique-t-il.

Malgré la menace des chauves-souris, Guneshwar est confiant de pouvoir rentabiliser, cette année, son investissement. Outre les frais engagés pour l?entretien de ces arbres, il paie Rs 200 000 l?exploitation d?un arpent, ces plantations n?étant pas siennes.

Bien qu?optimistes, les planteurs croisent les doigts. Il ne faut pas que la campagne soit perturbée par de grosses pluies ou un cyclone. Ils craignent également le concurrent malgache. La compétition est rude en raison de la situation de crise financière, qui a ralenti la demande de ce fruit sur le marché international. Malgré une production au-delà des attentes, un gros exportateur peut espérer n?exporter que 600 tonnes cette année. Et si le letchi malgache est plus juteux, les affaires seront moins bonnes.

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