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Le harceleur présumé de la députée Hanoomanjee arrêté

5 novembre 2008, 01:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Un mois d?enquête aura suffi aux hommes de la Criminal Investigation Division (CID) de Curepipe pour mettre hors d?état de nuire l?auteur présumé de harcèlement au téléphone de la députée de Savanne/Rivière-Noire, Maya Hanoomanjee. Le suspect, Hemrith Lokhye, 33 ans et habitant L?Escalier, est derrière les barreaux depuis samedi.

C?est le lundi 23 septembre que la députée du Mouvement socialiste militant (MSM) de la circonscription n° 14 a porté plainte dans cette affaire concernant des appels anonymes sur sa ligne fixe. Une voix masculine aurait proféré des propos obscènes à son égard. Elle aurait également reçu des SMS à caractère obscène sur son téléphone cellulaire.

La députée Maya Hanoomanjee, qui réside à Curepipe, a confié aux enquêteurs de la CID qu?elle recevait des appels et SMS de ce genre depuis 2007, du temps où elle résidait à Flic-en-Flac. Elle soutient avoir porté plainte au poste de police de cette localité également. Mais l?enquête n?avait pas abouti jusqu?ici.

«Abus du téléphone pour nuire»

Après la nouvelle plainte de la députée du MSM, l?enquête au niveau de la CID de Curepipe n?a pas traîné. Une requête à la Cour suprême pour l?obtention d?un ordre d?un juge qui permettrait de retrouver l?auteur des appels a été obtenue. Ainsi, après l?avoir identifié, la police fait une descente au domicile du suspect samedi.

Les enquêteurs de la CID ont, lors de l?arrestation d?Hemrith Lokhye, saisi un carnet dans lequel des numéros de téléphone de la députée MSM étaient inscrits. Conduit aux locaux de la CID de Curepipe, le suspect est passé aux aveux. Il a confié aux enquêteurs qu?il était bien l?auteur des appels et des messages.

Une accusation provisoire de «using a telephone device to cause annoyance to another person» a été retenue contre lui. Le suspect a été présenté au tribunal de Curepipe lundi. Le Police Prosecutor a objecté à sa libération sous caution. La raison avancée est que l?enquête n?est pas encore bouclée. De plus, a ajouté l?officier, le suspect devra répondre aux policiers de Flic-en-Flac où il aurait commis le même délit contre la députée.

Il est reproché à Hemrith Lokhye d?avoir enfreint les règlements de l?Information and Communication Technologies Act. La député Hanoomanjee a exprimé sa satisfaction quant à la rapidité de l?enquête de la CID de Curepipe. Contrairement aux policiers de Flic-en-Flac qui, dit-elle, «ont laissé cette affaire traîner depuis dix-huit mois».

Elle déplore surtout l?humiliation qu?elle a dû subir en devant répéter les propos obscènes proférés par le suspect au poste de police. Si le suspect Lokhye a avoué aux hommes de la CID connaître la députée, celle-ci dit ignorer son existence.

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