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The golden touch
Aux commandes de la sélection nationale depuis 1996, Jean-Claude Nagloo a su profiter d?une base solide jetée par les Français Frankie Lesage et Fabricio Leclercq pour se bâtir une réputation de « roi Midas » du sport mauricien. L?année de sa prise en charge marque l?entrée de la boxe mauricienne par la grande porte sur la scène africaine avec les médailles d?or de Richard Sunee et Steve Naraina aux Jeux d?Afrique à Harare.
Une année après, la boxe place le sport local sur la carte de la Francophonie lorsque Giovanni Frontin remporte l?or à Madagascar. En 1998, Richard Sunee crée l?exploit aux Jeux du Commonwealth à Kuala Lumpur et décroche la première médaille d?or du sport mauricien à ce niveau.
10 ans après, Jean-Claude Nagloo, à la veille de se retirer comme entraîneur national à 60 ans, est à nouveau le précurseur et permet à Maurice de remporter sa première médaille olympique. « Je suis fier de ce parcours. Cela a été rendu possible par le sérieux des boxeurs, le travail dur, l?apport des autres techniciens, le soutien de la fédération et le fait que j?ai eu le support total de tous les présidents, de Pierrot Noël à Godavarisingh Rajcoomar, en passant par Marius Dorasamy », précise le technicien.
Fait rarissime, il occupe la double fonction de président de l?Association mauricienne de boxe amateur et d?entraîneur national en 1997 et 1998. Employé à plein temps par le ministère de la Jeunesse et des Sports après les Jeux de la Francophonie en 1998, il cède le fauteuil de président.
Entraîneur de l?année du Mauritius Sports Council trois années de suite de 1996 à 1998, il est en passe de rééditer cet exploit, car il a encore reçu ce prix en 2006 et 2007. Deux années qui ont marqué l?ascension fulgurante de Bruno Julie, vice-champion d?Afrique et vice-champion du Commonwealth en 2006, Champion du Commonwealth et Champion d?Afrique en 2007.
Ancien boxeur de 1966 à 1979, Jean-Claude Nagloo a été sept années de suite Champion de Maurice et trois fois champion de la force policière qu?il a intégrée en 1973.
De sa carrière de boxeur, on retient la grande rivalité avec Gaëtan Jubeau, qu?il a dominé plusieurs fois, au point qu?un de leurs combats manqua de provoquer une bagarre générale à Port-Louis. « J?avais demandé un match contre lui, car je n?avais pas apprécié qu?il avait été choisi pour une compétition à l?étranger, alors que je l?avais battu auparavant. Je l?ai mis k.o. au premier round, mais je n?avais pas vu son entraîneur jeter sa serviette dans mon dos en signe d?abandon. J?ai continué, et l?entraîneur est monté sur le ring pour me maîtriser. En voyant cela, les spectateurs sont également montés et cela a failli tourner au vinaigre », raconte-t-il.
Regardant dans le rétroviseur, l?entraîneur national confie qu?il aurait été difficile pour lui d?accomplir un tel parcours sans l?aide de son épouse Liliane. « Elle a été là tout le temps, surtout pour s?occuper de mes fils Kenny et Ronny. Kenny vit, maintenant, en Australie après y avoir fait des études de Management in Commerce. Ronny a réussi son Bsc Honours en maths à l?université de Maurice en étant premier de sa promotion et fait actuellement son Masters in Education and Management. Ce dernier, également basketteur intègrera bientôt un club semi-professionnel », raconte-t-il avec fierté.
Décoré du President?s Distinguished Service Medal en 1998, Jean-Claude Nagloo, qui a suivi un cours intensif de DTN pendant trois mois à l?Institut national du sport et de l?éducation physique à Paris, pense pouvoir encore servir le pays à son retour.
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