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Zenzele Chulu, souffle de Zambiembie
Non aux modèles colonialistes. Non à ces façons de penser qu?avant le colonisateur, il n?y avait rien de bon. Sans appeler à la révolution, Zenzele Chulu appelle à repenser les moules, les à priori. Invité par l?association pARTage, ce peintre zambien était chez nous l?espace de cinq jours.
Pour consolider le réseau. Pour se frotter aux sensibilités locales. Pour s?imprégner de l?état de l?art chez nous.
Premier contact, Zenzele Chulu s?est dit «impressionné» par le Salon de mai. Pour lui, si les décideurs d?aujourd?hui ne sont pas sensibles aux questions ayant trait à l?art et la culture, c?est parce que dès leur jeune âge, ils n?ont pas exposés à l?art. on ne les a pas emmenés visiter des expositions. «Ce n?est pas grave si plus tard, les enfants ne choisissent pas une discipline artistique. Le plus important c?est d?éveiller le goût de l?art en eux. De leur montrer ce que c?est.» C?est dans ce sens qu?il a apprécié le Salon de mai, l?occasion que cela représente d?y emmener des élèves.
Un concept qu?il compte appliquer davantage de retour chez lui. Zenzele Chulu était chez nous au titre de coordinateur de l?International Artists Trust (Insaka), un équivalent de pARTage. Sa spécialité : les «epic painting». Une réflexion historique et politique traduite en peinture. Pour changer cette perception de l?Afrique qui associe toujours le continent aux guerres, aux famines, au pandémies. «Je fais un travail de relations publiques positif », explique-t-il, notamment en puisant dans les richesses des civilisations passées.
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