Publicité

Partage américain sur les techniques d?assaut en mer

10 avril 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L?attirail ne peut qu?impressionner : aéroglisseurs ou encore hangar pouvant accueillir des chars d?assaut avec au moins 400 marines? L?USS Ashland, navire américain des U.S. Naval Forces Europe, est amarré à la rade de Port-Louis depuis mardi. Le temps de livrer hier son expérience militaire à la garde-côte nationale...

A bord, 35 hommes de la National Coast Guard. Ils ont été familiarisés aux techniques de prise d?assaut de l?équipe américaine. «Nous sommes entraînés à prendre d?assaut n?importe quel type d?embarcation», affirme Byron Cody, en charge d?une équipe de 18 hommes, dont la spécialité est le VBSS. Comprenez par là visit, board, search and seizure. Cela, même sous les tirs ennemis.

Les garde-côtes mauriciens ont aussi participé à des exercices de simulation d?incendie et d?inondation. Un centre nerveux, le Damage Control Central, gère toutes les réparations. L?officier en charge est en contact avec les différentes équipes de réparation sur le navire et dirige les opérations. Il peut aussi, s?il le souhaite, fermer un compartiment en cas de situation d?urgence.

Chaque opération se fait avec un gilet et des armes, qui pèsent au total 23 kilos, précise Ken Sandon Owen, autre VBSS. Le gilet, outre quatre plaques pouvant stopper certaines balles, contient aussi des vivres et des équipements tels que des menottes.

Lieu de l?entraînement : un immense hangar sur le navire ; la cale du USS Ashland. Derrière les participants à cet exercice, trois aéroglisseurs, surnommés LCACs, qui peuvent transporter jusqu?à 180 personnes. Ou encore des véhicules de l?infanterie mobile. John Erickson, Operations Officer, explique que le hangar peut, lors d?autres missions, prendre à bord des chars d?assaut, avec environ 400 marines. Sur le Flight Deck, deux héliports.

Le navire, un dédale de petits couloirs et de portes étanches, fait penser aux décors hollywoodiens. Mais il est bel et bien réel. Et poursuit sa traversée dans l?océan Indien vendredi.

Publicité