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It?s raining day

15 mars 2008, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Plus d?une quinzaine de groupes étaient invités pour fêter en musique ce 40e anniversaire. Après la cérémonie protocolaire et le plat fusionnel des cultures proposé par la Art Academy avec Colours of Mauritius composé de Triton, Menwar et consorts, place aux artistes d?ici et d?ailleurs pour célébrer la diversité culturelle qui caractérise notre pays. Nou pays nou fierte.

La pluie avait rendez-vous avec la célébration nationale. C?est sous un torrent que la masse humaine a vécu cette nuit musicale. Mais, elle est restée ferme. Avec le concept de deux podiums pour éviter de perdre du temps lors des changements de plateau, cela a facilité le travail à ce niveau.

Parmi les artistes locaux qui se sont succédés sur scène, si certains, ont été sifflés par le public, pour des raisons qu?on ignore et qu?on condamne, d?autres ont eu un accueil de haute facture. Notamment le quatuor d?OSB Crew, ainsi que les Baja Baje Boys? Vers une heure du matin, Atif Aslam, en vraie star, a conquis ce public trempé depuis des heures mais qui a résisté aux intempéries pour acclamer le chanteur pakistanais, qui a éclipsé les Bombay Vikings.

Reprenant ces plus grands tubes, notamment Woh Lamhe, Doorie? le jeune artiste qui fêtait aussi son anniversaire a été l?artiste étranger le plus acclamé de cette soirée. Après le déluge sonore d?Aslam, After Beat, Baster et Ziskakan ont clôturé ce concert. Si dans l?ensemble ce concert «all night long» se veut un divertissement pour le peuple, il est regrettable qu?il ait eu lieu en pleine semaine, et que bon nombre ont dû repartir avant minuit à cause du boulot le lendemain. On aurait préféré que la cérémonie protocolaire ait lieu le 12 mars et le concert ce week-end.

<B>Un peuple sans culture </B>

L?art est un apport vital pour une société, pour son épanouissement et son développement. C?est une chose indéniable. Dans tout ce qui a été dit autour des 40 ans de l?indépendance de notre île, la contribution des arts est un point qui n?a pas été évoqué. Nulle part. Et c?est vraiment dommage. A aucun moment on a parlé de l?apport des arts dans le progrès du pays. Pourtant, les artistes ont grandement contribué au développement culturel, économique et aussi touristique du pays depuis des années. Il fallait au moins pensait à eux. l?express-samedi tient à dire un merci à tous ses artistes qui militent au travers de leurs créations à la progression positive du pays. «Enn pep san kiltir, li kouma enn pie san racinn. »

Karnaval Konser : belle pagaille</B>

Le Karnaval Konser de la jeunesse s?est tenu mardi dernier à Port-Louis avec un défilé dans les rues de la capitale et un concert au Champ de Mars. Quand la jeunesse fête son pays on peut s?attendre? à une belle pagaille. Cet oxymore qualifie parfaitement cette manifestation. Il manquait un peu de tout dans cette manifestation pour atteindre les objectifs fixés par les organisateurs. Certes, on ne va pas mettre tous les jeunes dans le même panier, mais il manquait un élan de patriotisme chez certains. Pour eux, c?était plus un «tam tam» de plus. Une occasion de casser la voix. Ce «Karnaval» a débuté sur un mauvais pied avec le retard aux Casernes Centrales, car les collégiens ont dû attendre le discours du ministre de la Jeunesse et des Sports, qui était en retard. Après cela, ils ont déambulé dans les grands axes de la capitale comme un troupeau sans berger. Arrivés à destination, ils se sont dispersés dans le champ, cherchant leur coin dans la vaste plaine. Une minorité convergeait vers la mince assistance pour le «konser». En parlant de concert, avec une sonorisation de fancy-fair proposée par PV Concept qui mérite une amende pour son service, ce n?était pas évident pour les chanteurs en herbe d?exposer leur talent à ce maigre public. Certains ont essayé, notamment le groupe Black Fusion ou encore Ways of life et les deux chanteuses de Venus Star. Dans l?ensemble, il manquait de l?envie, de l?énergie chez les jeunes pour donner à cette première édition de Karnaval Konser un impact positif. Même le charisme de Maïsta n?a pu réveiller cette foule apathique. A bien y réfléchir, malgré les contestations autour du Jump Around Youth Concert (JAYC), la vieille formule se révèle plus intéressante et plus performante sur le terrain. Il fallait cette belle pagaille pour s?en rendre compte.

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