Publicité
MMM : entre réjouissances et remontrances
Par
Partager cet article
MMM : entre réjouissances et remontrances
Célébrer la femme mauricienne. Tel était l?objectif affiché du Mouve-ment militant mauricien (MMM), hier, en organisant un congrès des femmes au Plaza. Au programme des festivités : de virulentes critiques contre la recrudescence des agressions et autres vols et la mise à l?index des augmentations des prix. Petit aperçu des réjouissances.
Au micro, Danièle Perrier a souhaité rendre hommage à trois femmes : Marie Trintignant, Benazir Bhutto et Ingrid Betancourt, qui, a-t-elle expliqué, ont payé un lourd tribut en voulant défendre ce en quoi elles croyaient. « Les femmes subissent chaque jour des violences. Il faut que cela cesse », a déclaré la députée mauve.
Ce à quoi Ariane Navarre-Marie a expliqué qu?il « y a toujours du progrès à faire ». Celle-ci a, par ailleurs, dénoncé ce qu?elle qualifie de « manque de considération envers les femmes de ce pays » dont se serait rendu coupable Navin Ramgoolam. Et de déclarer : « Le Premier ministre brille par son absence en cette Journée internationale de la femme, alors même qu?un ministère sous son gouvernement a organisé des activités pour marquer cette journée importante. » Pas sûr que le principal intéressé apprécie.
Les différents intervenants ont longuement montré du doigt la « dégradation » du law & order. Une situation qu?ils attribuent à une « ingérence » des politiciens et à la mise à l?écart du commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh. « C?est le rôle du Premier ministre de s?assurer que la police dispose de tous les moyens nécessaires pour lui permettre de faire son travail correctement », a déclaré Paul Bérenger.
« L?inflation, une taxe cruelle »
En évoquant le volet économique, la députée Françoise Labelle a fait ressortir que la situation économique d?un pays a un « impact direct » sur la cellule familiale. « Faire les courses est devenu un stress. Par manque de moyens, une mère de famille se retrouve aujourd?hui obligée d?acheter les produits les moins chers », a-t-elle déploré, devant une assistance approbatrice.
Et Paul Bérenger de surenchérir : « L?inflation est la taxe la plus cruelle que l?on peut imposer aux gens qui ont des revenus modestes. Parler de l?allégement de la pauvreté est une vaste hypocrisie. »
Les différents « messages » ayant été délivrés, l?assistance a tout de même eu droit à une manifestation culturelle pour célébrer la Journée internationale de la femme.
Publicité
Publicité
Les plus récents