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La reconnaissance des médecins des pays de l?Est en question
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La reconnaissance des médecins des pays de l?Est en question
L?ordre des médecins veut redéfinir ses critères d?inscription des docteurs spécialisés revenant de Russie et d?Ukraine. Trop de «zones d?ombre», selon son président, Rajendra Goordyal, entourent ces diplômes.
Outre les spécialistes, l?ordre des médecins compte également passer à la loupe les diplômes des généralistes provenant de ces deux pays. Au vu des demandes d?inscription qu?il reçoit, cet organisme se retrouve confronté à des manquements : ces formations ne respectent pas toutes les normes requises. Ainsi, les inscriptions de ces médecins sont gelées en attendant une enquête du Medical Council.
«A la suite des renseignements obtenus et après avoir interrogé certains candidats, nous avons décidé, lors de notre dernière réunion, de pousser plus loin notre investigation par rapport à ces diplômes. Il y a quelques zones d?ombre que nous voulons éclaircir. Mais nous n?avons pas encore pris de décision», explique Rajendra Goordyal. L?ordre a engagé des discussions avec le ministère de la Santé. Une réunion devait avoir lieu mercredi à ce sujet.
Ce dossier est d?une importance primordiale pour l?ordre des médecins car plus de la moitié des étudiants optant pour des études de médecine vont en Russie ou en Ukraine. Certains vont étudier dans un autre pays de l?Europe de l?Est, la Roumanie, mais celui-ci pose moins de problèmes aux régulateurs.
Le ministère de l?Education, sur son site, propose, dans le cadre de la liste des études prioritaires pour la Russie, des filières de spécialisation. Or, plusieurs points font tiquer la profession. «La crédibilité de ces institutions est mise en cause. Les médecins sont à Maurice pendant un moment pour un stage durant leurs trois ans de spécialisation, sans aucun suivi, même si cela s?est fait avec le consentement de l?université. La durée des cours est une problématique qui nécessite une attention spéciale de notre part», soutient une autre source proche de l?ordre.
<B>Credibilite</B>
La question de crédibilité se pose aussi pour des institutions reconnues par le Medical Council. «Même si elles sont sur notre liste, nous avons eu vent de certaines pratiques qui ne nous satisfont pas. Il nous faut donc réagir», indique cette même source.
Un ancien membre de l?ordre soutient que le séjour des médecins en cours de formation à Maurice n?est pas destiné au travail. Or il faut, insiste-t-il, que les étudiants viennent uniquement pour leurs recherches. Et cela, avec l?aval du Medical Council, tout en étant sous la supervision d?un spécialiste dans le même domaine.
De plus, l?ordre s?interroge sur les modalités de la préparation du doctorat. Une décision est attendue sous peu sur ce dossier.
Cette situation inquiète la Private Medical Practionners Association (PMPA). «Comment un spécialiste qui prend de telles voies peut prétendre avoir une confiance absolue pour soigner les patients ? C?est vraiment ne faire preuve d?aucune conscience. Nous sommes satisfaits que l?ordre ouvre enfin les yeux pour mieux rehausser le niveau», commente son président, Ishack Jowahir.
La PMPA s?est toujours intéressée à la question car «compte tenu du nombre d?étudiants qui reviennent de ces pays (à cause du coût moins élevé et l?accessibilité), il faut vraiment être très sévère, sinon la qualité de notre médecine risque de prendre un sale coup».
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