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Les terres font obstacle au VRS à Riche-en-Eau
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Les terres font obstacle au VRS à Riche-en-Eau
Pas de terrain d?entente sur les terres. Des 152 artisans de l?usine sucrière de Riche-en-Eau, seule une partie a signé les formulaires par rapport à la retraite anticipée, telle qu?elle est prévue par le Blue-Print. Selon la direction, environ 50 % des artisans ont déjà signé. Le syndicat soutient de son côté que 86 employés ne l?ont pas encore fait.
Selon les provisions de ce plan, les artisans ont droit à des lopins de terre dont la superficie varie entre huit et 16 perches. Alors que le terrain proposé se situe à Ville-Noire, certains artisans souhaitent obtenir des lopins de terre à Beau-Vallon.
«Il faut que ce soit clair. Il n?y a pas de conflit. Mais nous sommes dans une situation d?impasse par rapport à un site que les employés veulent avoir et dont nous ne disposons pas. Et, eux ne veulent pas du site que nous avons proposé», soutient Mario Radegonde, directeur des ressources humaines de la Société usinière du Sud (SUDS). «Leur demande est pour un terrain à Beau-Vallon que la Compagnie de Beau-Vallon ne peut pas mettre à notre disposition. SUDS n?a pas ce terrain.»
Terrains «inhabitables»</B>
Les syndicats maintiennent que le site proposé n?est pas approprié. «Les terrains sont près du nouveau rond-point de Grand Bel-Air. C?est un endroit où on a fouillé au moins 10 pieds et ce ne sera pas possible de construite là-bas. On ne pourra pas construire sur un terrain comblé», avance Atmaram Bhikea, vice-président de l?Union of Artisans of the Sugar Industry.
«Le dernier site en date que nous avons proposé est celui de Ville-Noire, qui sera un prolongement des différents morcellements destinés aux employés, aux travailleurs des champs sur le VRS (Voluntary Retirement Scheme) 2», confirme Mario Radegonde. Ce désaccord concernant le site pour les lopins que recevront les artisans persiste depuis l?année dernière. SUDS a déjà proposé plusieurs sites.
Les employés qui n?ont toujours pas signé les Option Forms, décrivent les terrains choisis comme étant «inhabitables». «Soidisan li plat. Mai ena la pent, ena trou. Pou nou, nou bizin dir li coumsa, li inabitab», affirme Roshan Jeebode , qui compte 17 ans de service en tant qu?artisan. La situation géographique des lopins de terres proposés suscite des problèmes pratiques. «Li lwin ek tou fasilite, ek la bank, ek bis, ek lopital», insiste Roshan Jeebode. Agé de 35 ans, ce jeune artisan, père d?un garçon de trois ans, compte construire sa résidence sur le lopin de terre qui lui sera octroyé à travers le Blue-Print.
Période moratoire</B>
Un autre artisan affirme, quant à lui, avoir signé pour la retraite anticipée sans savoir où le lopin de terre auquel il a droit se trouverait. «J?ai été de l?avant avec la signature le 29 décembre, mais je ne savais pas où mon terrain allait se situer», explique cet artisan de 40 ans, qui compte plus de vingt ans de service. «Nous ne sommes pas d?accord. Moi j?ai deux enfants dont un en Form II et un qui ira en Form V. Le terrain a des trous et il faudra dépenser pour l?aménager. Je n?en aurai pas les moyens.»
De son côté, SUDS souligne que, suite au refus des employés, le terrain de Grand Bel-Air n?est plus considéré et que seul celui de Ville-Noire est proposé. La compagnie sera aussi responsable de l?aménagement du morcellement sur le site lorsqu?il sera sélectionné, et que l?accord du Morcellement Board aura été reçu.
Le 29 décembre était la date fixée pour la signature des Option Forms. Elle n?a pas été respectée par tous. «Nous avons donné une période moratoire jusqu?au 21 janvier pour le dernier exercice de signature des Option Forms», explique Mario Radegonde.
Ce délai du 21 janvier coïncidera avec la rencontre du comité technique qui se penche sur l?octroi des terres aux travailleurs partant pour le VRS. Une réunion des artisans mécontents est prévue aujourd?hui à partir de 11 heures, avec la participation de divers représentants syndicaux de plusieurs mouvements.
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