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Affaire Menlo Park

Entendu au CCID, Stéphane Adam conteste l’authenticité de certains documents

20 juin 2026, 14:30

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Entendu au CCID, Stéphane Adam conteste l’authenticité de certains documents

■ Stéphane Adam a été entendu par le Central Criminal Investigation Department, jeudi.

L’enquête sur la transaction Menlo Park a connu un nouveau rebondissement avec l’audition de Stéphane Adam par les enquêteurs du Central Criminal Investigation Department (CCID), jeudi, 18 juin. Lors de sa déposition, ce dernier a contesté l’authenticité de documents remis aux autorités par Kreeti Harrah, ancien officer in charge de la Mauritius Investment Corporation, soutenant que certaines pièces versées au dossier auraient été modifiées avant d’être transmises à la police.

Au centre des divergences figurent deux versions distinctes des procès-verbaux du conseil d’administration relatifs à la transaction. Selon Stéphane Adam, le document remis aux enquêteurs le 10 décembre 2024 présenterait plusieurs anomalies. Il affirme notamment que certaines observations attribuées à la présidente du conseil d’administration auraient été supprimées ou modifiées dans la version produite aux autorités. Il relève également l’absence de signatures sur le document concerné, un élément qui sou- lève des interrogations quant à son authenticité.

L’un des points les plus sensibles concerne la présence d’un membre du conseil, identifié comme N.G. Dans le document contesté, ce dernier apparaît parmi les membres présents. Selon les vérifications produites devant les enquêteurs, N.G. était à l’étranger le jour de la réunion. Une incohérence que Stéphane Adam considère comme révélatrice des irrégularités qu’il dénonce.

Ces nouvelles allégations interviennent dans un contexte déjà marqué par de vives controverses autour de la transaction Menlo Park. Lors d’une conférence de presse, Rama Sithanen avait soutenu que la présidente du conseil d’administration n’avait jamais approuvé la transaction Menlo Park. Pourtant, selon les documents présentés par Stéphane Adam aux enquêteurs, les procès-verbaux originaux démontreraient que la présidente du conseil, ainsi que ses autres membres, auraient, au contraire, avalisé la transaction.

Face à ces versions contradictoires, les enquêteurs du CCID doivent désormais déterminer quels documents reflètent fidèlement les décisions prises au sein du conseil d’administration. L’enquête, qui portait initialement sur les circonstances entourant la transaction Menlo Park, s’étend désormais à la question de l’authenticité des documents produits et de leur éventuelle modification avant leur transmission aux autorités.

Cette nouvelle phase des investigations pourrait s’avérer déterminante pour la suite du dossier, alors que les enquêteurs cherchent à établir la chronologie exacte des faits et à identifier les responsabilités éventuelles des différents protagonistes.

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