Publicité

Budget 2026-2027

Océan : Exploiter le potentiel de l’économie bleue pour les générations futures

20 juin 2026, 13:30

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Océan : Exploiter le potentiel de l’économie bleue pour les générations futures

Le cinquième pilier du Budget 2026-2027 vise à exploiter le potentiel de l’économie bleue, cruciale pour les générations futures. D’importants investissements dans la recherche océanographique sont prévus. «Il ne fait aucun doute que l’économie qui sera gérée par nos enfants et leurs descendants sera dominée par l’économie bleue. Nous devons donc préparer le terrain dès aujourd’hui», a dit le Premier ministre et ministre des Finances dans son discours.

Un International Centre for Ocean Studies sera créé à l’université de Maurice, et le National Research and Innovation Institute coordonnera les activités de recherche actuellement gérées par les institutions marines existantes. Un cadre réglementaire complet pour l’hydrographie sera élaboré, parallèlement à la création d’un incubateur de technologies océaniques.

Dans le secteur de la pêche, des mesures gouvernementales renforceront la flotte semi-industrielle et soutiendront les pêcheurs artisanaux dans leur transition vers des eaux plus productives. L’Economic Development Board lancera des appels à manifestation d’intérêt internationaux pour le développement de 28 zones d’aquaculture. La construction d’un nouveau port de pêche est en cours afin de moderniser les installations de débarquement, de stockage et de transformation, améliorant ainsi l’efficacité opérationnelle et la qualité des produits de la mer.

Pour renforcer la sécurité alimentaire, des incitations seront mises en place afin de stimuler la pêche côtière, d’étendre la flotte de pêche semi-industrielle, de déployer des dispositifs intelligents de concentration de poissons et de promouvoir les investissements dans la pêche au thon. Ces mesures devraient tripler la production locale de poisson, la faisant passer de 5 000 à 15 000 tonnes en trois ans.

Par ailleurs, un programme dédié accélérera le développement d’espèces aquacoles à haute valeur ajoutée et la culture d’algues destinées aux marchés nationaux et internationaux, en soutenant les grandes et petites entreprises grâce à des ressources et au développement des marchés.

Afin d’aider davantage les aquaculteurs, un système de remboursement de 30 % sur les frais de transport des aliments importés sera mis en place, ainsi qu’une enveloppe de Rs 41 millions pour la construction de deux nouvelles écloseries à haute capacité au Albion Fisheries Research Centre.

***** 

Kenzy Brunet, «Chief Operating Officer» de la Mauritius Fishermen Cooperative Federation Ltd : «Respecter le savoir-faire traditionnel, tout en intégrant des méthodes plus modernes»

«Les bonnes intentions sont là, mais il est nécessaire de passer à l’action pour concrétiser les objectifs. Une communication entre les différents acteurs est également indispensable, et développer des relations avec des organisations telles que le syndicat des pêcheurs peut aider à avancer. La transition entre l’artisanal et l’industriel dans le secteur de la pêche est un autre facteur clé. Elle doit se faire en respectant le savoir-faire traditionnel, tout en intégrant des méthodes plus modernes. Les défis de formation et d’éducation sont cruciaux. La création d’un centre de recherches est bonne, mais quelle est sa finalité ? La dépendance à l’importation doit être réduite par une augmentation de la production locale et une meilleure gestion des ressources. Le gouvernement et les acteurs privés doivent travailler ensemble pour assurer la récupération et la transformation des produits de la mer, créant ainsi un cycle économique plus autonome. Une coopération solide pourrait prévoir un meilleur partage des ressources et contribuer à la sécurité alimentaire. Fondamentalement, le système doit être repensé pour garantir des bénéfices équitables à tous les acteurs impliqués, en mettant l’accent sur la durabilité. Créer des centres de formation pour soutenir les pêcheurs et améliorer leurs compétences pourrait renforcer le secteur.»

Publicité