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Nouvel interrogatoire de Dulull à l?Icac

9 janvier 2008, 00:00

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L?enquête sur les allégations de corruption contre Asraf Dulull, ministre des Terres et du Logement, pourrait bientôt être bouclée. Lundi, le ministre a été longuement interrogé dans les locaux de l?Independent Commission against Corruption (ICAC), en présence de son homme de loi, Me Raouf Gulbul. Cette troisième confrontation du ministre avec les enquêteurs de l?ICAC se situe dans le cadre d?une double enquête de la commission anti-corruption. Rafiq Peermamode, un homme d?affaires, est également soupçonné de corruption. Ce sont des responsables de Bel Air Sugar Estate qui ont allégué ces pratiques douteuses qui devaient, disent-ils, faire aboutir le dossier pour un projet d?Integrated Resorts Scheme.

Mais, jusqu?ici, aucun témoignage direct n?a été apporté contre le ministre et les enquêteurs n?ont rien trouvé de compromettant. Ses appels téléphoniques ont été passés au crible et ont été le principal objet de son interrogatoire. Même l?analyse des conversations téléphoniques du ministre avec certains protagonistes de l?affaire n?a pas permis d?établir quoi que ce soit d?équivoque. A ce propos, le ministre déclare : «J?ai fait une requête auprès de Mauritius Telecom (MT) pour que tous mes appels téléphoniques soient disponibles. Cela a pris du temps car MT, dans un premier temps, avait mis à ma disposition des relevés pour deux mois seulement. J?en ai exigé d?autres, dans un souci de transparence.»

Il a précisé qu?il y a bien eu des appels, sur les téléphones portables utilisés pour sa circonscription, entre lui et certaines personnes concernées par l?enquête. «Mais je ne peux pas être responsable des actions de ceux qui m?appellent. On ne s?isole pas en tant que politiciens.» Quant à l?homme d?affaires Rafiq Peermamode, il existerait un risque qu?il soit accusé de trafic d?influence. Ce à quoi son avocat, Me Ashley Hurhangee répond : «Il n?a, à aucun moment, sollicité des pots-de-vin, comme il a été allégué.»

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