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Harry Booluck, Directeur général de la «Central Water Authority»

7 janvier 2008, 00:00

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La CWA envisage-t-elle déjà d?arrêter l?approvisionnement en eau pour l?irrigation ? </B>

Il est vrai que la situation est très grave mais nous ne sommes pas arrivés là. Comme chaque secteur a son importance économique, il faut pouvoir assurer une distribution à tous les secteurs. C?est pour cela que nous avons mis à contribution des nappes phréatiques additionnelles et ce, avec l?apport du secteur privé, pour gérer l?ensemble de nos distributions.

Pour l?agriculture, nous avons procédé à une réduction de 120 000 mètres cubes à 40 000 mètres cubes d?eau. Nous allons nous en tenir à cela pour quelque temps encore.

Et qu?en est-il du secteur hôtelier ? </B>

Le secteur hôtelier comme les autres secteurs, souffre. Lors de la réunion que nous avons eue avec les opérateurs économiques vendredi dernier, l?Association des hôteliers et restaurateurs de l?île Maurice (AHRIM) affirme que ses membres prennent des dispositions spéciales.

A titre d?exemple, quand le réseau normal n?arrive pas à leur assurer de l?eau, ils viennent acheter des camions d?eau auprès de la CWA. Certains arrosent et nettoient à l?aide d?eaux usées mais traitées.

D?autres abonnés qui ont leur équipement de dessalement, comme Beachcomber, et le nouvel hôtel du groupe Naïade, Le Tamassa, s?en sortent bien mieux. Il est clair que tous doivent être solidaires en ces moments de crise.

● <B>Quand envisagez-vous des mesures plus drastiques ?</B>

Si la situation persiste avec les mêmes données (c?est-à-dire pas de grosses pluies), il nous faudra les prendre très bientôt. Sinon comment faire avec Mare-aux-Vacoas qui est à moins de 40 % de sa capacité et à Midlands Dam, qui est, lui, à un tiers de sa capacité.

Actuellement, la fourniture est de plusieurs heures mais à raison de deux fois par jour chez bon nombre de familles. Et nous serons à une étape supérieure lorsque nous passerons à un approvisionnement d?une seule tranche horaire par jour. Même dans des régions les plus affectées, soit le Nord et Port-Louis, nous faisons encore toujours de notre mieux pour assurer une fourniture raisonnable en ces temps de grande sécheresse.

Propos recueillis par Jane L.O?NEILL</B>

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