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Fin atroce d?un vigile

6 janvier 2008, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Craignant d?être dénoncés, ils se seraient débarrassés du témoin encombrant d?un viol commis une semaine plus tôt. Dharamdev Gangoo et Soochit Gogah ont été arrêtés samedi pour le meurtre d?un vigile, Deonarain Mangur, âgé de 57 ans. Ils auraient infligé à ce dernier pas moins de 31 coups de sabre, avant de lui sectionner le sexe. Un acte que les proches de la victime ne s?expliquent toujours pas, une semaine plus tard.

« Des êtres humains normaux ne peuvent pas agir de la sorte. Ceux qui lui ont fait cela sont des animaux », lâche un proche de Deonarain Mangur, encore bouleversé par les récents événements. Pourtant, rien ne laissait présager un tel drame à quelques jours du réveillon. La famille Mangur avait prévu de célébrer la nouvelle année en famille. Un dîner était même prévu à cette occasion.

Deonarain quitte donc le domicile familial le matin du 29 décembre pour se rendre à la Wastewater Management Authority (WMA) de Vuillemin, à Quartier-Militaire, pour y prendre son tour de garde.

Une macabre découverte

C?est alors qu?il se trouvait seul sur son lieu de travail que Deonarain aurait été pris à partie par ses deux agresseurs présumés. Ces derniers l?auraient fait entrer de force dans le poste de garde qui jouxte le portail principal, avant de lui infliger une trentaine de coups de sabre.

Mais les agresseurs auraient ensuite sectionné le sexe de leur victime. Les auteurs de ce crime ont, par la suite, pris la fuite, laissant Deonarain à même le sol dans une mare de sang.

C?est un collègue, qui assure la relève de la garde, qui fait la macabre découverte. Il alerte aussitôt la police qui arrive sur les lieux peu après. L?examen post-mortem, effectué par le docteur Satish Boolell, Chief Police Medical Officer, a attribué le décès à une fracture du crâne.

L?un des suspects, Dharamdev Gangoo, font ressortir les enquêteurs, expliquera plus tard être rentré chez lui pour se débarrasser de ses vêtements maculés de sang. Avant de retourner sur les lieux du crime, où se trouve la police, ainsi que plusieurs dizaines de badauds, venus aux nouvelles.

Outre les officiers du Scene Of Crime Office (SOCO), une équipe cynophile se trouve également sur place. Cette dernière lâche un chien renifleur qui, après avoir parcouru un court instant la scène du crime, se dirige tout droit sur Dharamdev Gangoo, qui se trouve dans la foule. « Le chien s?est dirigé tout de suite vers nous. Les policiers nous ont alors demandé de nous écarter pour le laisser passer. Il a continué à marcher et s?est avancé vers l?homme que les policiers ont arrêté après », explique un témoin de la scène.

Crainte d?une délation

Dharamdev Gangoo tente de prendre la fuite, mais en vain. Les badauds présents le mobilisent et menacent même de le passer à tabac. Les policiers l?emmènent à l?écart, avant de le conduire au poste de police pour y être interrogé. C?est à ce moment qu?il aurait, selon les enquêteurs, dénoncé son complice. Ce dernier a été arrêté peu après. Les deux suspects auraient alors reconnu les faits qui leur sont reprochés et expliqué s?être débarrassés du vigile de peur qu?il ne les dénonce.

La crainte d?une éventuelle délation n?explique cependant pas l?acharnement dont les auteurs présumés de ce meurtre ont fait preuve sur le corps de leur victime. Et l?on ne sait toujours pas la raison pour laquelle ils lui auraient sectionné le sexe. « Les auteurs de ce crime ont accompli un acte de barbarie. On a rarement vu une telle violence », explique un enquêteur, proche de l?affaire.

Les deux suspects ont été présentés au tribunal de Mapou lundi. La police ayant objecté à leur remise en liberté sous caution, ils ont été reconduits en cellule policière en attendant une prochaine comparution.

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