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Anil Gayan pense la politique autrement

6 janvier 2008, 00:00

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Cet ancien ministre des Affaires étrangères et du Tourisme, qui est passé du MSM à l?Union nationale, où il occupait le poste de secrétaire général, ne compte se joindre à aucun parti politique dans l?immédiat. Mais il compte lancer avec des amis professionnels un groupe de réflexion visant à sensibiliser les Mauriciens sur le rôle et la place des partis politiques dans la société mauricienne.

« Le lancement d?un parti politique n?est pas au programme. Toutefois, nous avons, des amis et moi, lancé un groupe de réflexion. Ce sont des professionnels indépendants d?esprit et qui n?ont d?attache avec aucun parti. Nous voulons penser la politique autrement », a-t-il déclaré. Anil Gayan veut sensibiliser la population à la « dictature des partis politiques ». S?il conçoit que ces derniers sont essentiels dans toute démocratie, il constate, en revan-che, qu?il y a un manque de démocratie interne, ce qui provoque des frictions et des frustrations. « Certains pratiquent la politique de lèche-botte parce qu?ils courent après une investiture. »

Et de citer des exemples à travers le monde où, en revanche, la démocratie au sein des partis est manifeste. Il en va ainsi du changement de leadership au sein du Parti travailliste britannique : le passage de témoin entre Tony Blair et Gordon Brown. « J?aurais souhaité voir des leaders politiques mauriciens remettre leur tablier de leader après une défaite aux élections générales. Ce sera au parti de décider par la suite par un vote si le leader sera reconduit à son poste. »

« Il faut revoir le fonctionnement des partis. C?est la politique de la peur qui s?y est installée. Et ce n?est pas sain dans une démocratie comme la nôtre. Il n?y a pas de débat et la question qu?on peut se poser, c?est de savoir où se situe la liberté de la personne au sein de ces partis. C?est la dictature des chefs. » Il trouve inconcevable que tous veulent occuper le poste de Premier ministre alors que la population demande des actions. D?où sa démarche de constituer ce groupe de réflexion qui veut apporter de nouvelles propositions pour relancer le débat sur la scène politique en dehors des contingences de partis.

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