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Le trop-plein d?alcool conduit aux urgences
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Le trop-plein d?alcool conduit aux urgences
Indigestions, vomissements, malaises dus à une trop grande consommation de boissons alcoolisés? Voilà ce à quoi les hôpitaux devaient s?attendre pour le réveillon de la Saint-Sylvestre. Et c?est ce à quoi les infirmiers et médecins des urgences ont dû faire face dans la nuit de lundi à mardi. Avec en prime, quelques personnes blessées lors de soirées trop arrosées. Mis à part cela, les hôpitaux n?ont pas été trop sur la brèche. Cette année, l?administration des hôpitaux n?a pas recensé de cas de grands brûlés, comme c?est souvent le cas à cause de pétards et de feux d?artifice.
Et même si les ambulances du Service d?aide médicale d?urgence (SAMU) ont dû faire quelques sorties, c?était pour quelques cas médicaux dits classiques, comme répertoriés chaque jour ? malaises cardiaques, crises d?asthme ou crises d?épilepsie. Le SAMU de l?hôpital Victoria n?a fait que deux sorties à Quatre-Bornes pour des cas médicaux relativement simples. Ceux travaillant à l?hôpital Jeetoo, en revanche ont été quelque peu débordés. 75 patients ont sollicité les services hospitaliers. Huit femmes ont dû y être admises.
Un des plus grands hôpitaux du pays, l?hôpital Victoria, n?a eu à gérer que 62 admissions. «Le flux de gens qui sont venus était des plus normal. Nous avons eu affaire à beaucoup plus les années précédentes», soutient un des responsables à l?hôpital Victoria, précisant qu?il y a eu plusieurs blessés lors de bagarres. Idem pour l?hôpital Jeetoo, qui a enregistré une dizaine de cas de ce même type. Et l?alcool faisant aussi des ravages dans les estomacs, ils étaient plusieurs dizaines à devoir solliciter l?aide des médecins pour des indigestions et vomissements, entre autres. Constat amer d?un membre du personnel : «Nous avons eu beaucoup de problèmes liés à la consommation abusive d?alcool.» Avant de noter que des cas de brûlures légères dues aux pétards font aussi partie du décor, en ce 31 décembre.
Au Sir Seewoosagur Ramgoolam Hospital, le scénario est assez habituel. La nuit du 31 décembre n?a pas été une soirée plus difficile qu?une autre : 354 personnes, ce qui représente la moyenne, un soir «normal». Le SAMU n?a effectué que trois sorties.
A l?hôpital Nehru de Rose-Belle, un cas d?agression fait tâche. Le patient a été admis mais son état n?inspire pas d?inquiétudes. Contrairement à d?autres hôpitaux, le personnel a eu à gérer un accident, mais il n?était fort heureusement d?aucune gravité. Pour toute la soirée, il y a eu quelque 61 admissions et l?ambulance du SAMU a effectué six sorties. Le service des urgences a, lui, reçu 304 patients.
A l?hôpital Jeetoo, s?il n?y a pas eu d?accidents ou encore de brûlures importantes, les services hospitaliers ont enregistré deux morts à la suite de longues maladies.
«Même si l?on est habitué à être confronté à ce genre de situation quand la mort arrive, nous ressentons un grand pincement au c?ur», soutient la responsable de cet hôpital. Deux personnes dont une femme de 51 ans et une autre de 75 ans, sont décédées après un long séjour à l?hôpital.
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