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Aquaculture : un potentiel de 2 000 emplois

26 décembre 2007, 00:00

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Créer entre 1 500 et 2 000 emplois dans le secteur de l?aquaculture dans six à sept ans. C?est ce que prévoit un schéma directeur pour le développement de ce secteur. Réalisé par IDEE, un bureau d?études en aquaculture français pour le compte du gouvernement, ce schéma directeur considère que l?aquaculture à Maurice est susceptible de générer une activité d?environ 30 millions d?euros (Rs 1,28 milliard).

Une série de consultations a été engagée sur le terrain depuis plus d?un an. Objectif : identifier les sites terrestres et côtiers susceptibles d?accueillir des fermes aquacoles ? qu?elles soient de dimension artisanale, semi-industrielle ou industrielle ? et proposer des modèles de production.

Avec la continuelle régression de la pêche mondiale constatée par la Food and Agriculture Organisation (FAO), ce schéma directeur prévoit de quelle façon la production de poissons peut croître. La production locale était de 395 tonnes en 2005, dont 93 % en provenance d?une entreprise d?élevage de poissons marins en cage. Selon les grandes lignes du projet, si ce secteur se développe, la production à moyen terme de l?île se situera entre 23 000 à 29 000 tonnes par an. A long terme, 10 000 tonnes complémentaires sont envisageables.

Le développement de ce secteur dans le lagon, en mer et sur le littoral, semble également prometteur. D?ailleurs, le schéma directeur prévoit à court terme l?élevage en cage dans le lagon de Mahebourg, la production de tilapias en bassin intensif, la production d?huîtres et de moules et la reconversion des pêcheurs.

A moyen terme, l?élevage en bassin en béton, celui de poissons cordonnier en cage dans le lagon de Mahebourg, et le repeuplement en concombres de mer sont également à prévoir.

Multiples possibilités

Des risques de conflits d?usage sur le littoral ont été identifiés. Selon les rédacteurs du schéma directeur, le fort développement touristique envisagé permet de penser que la présence d?établissements hôteliers sera le principal risque de conflit avec l?aquaculture, surtout dans le Nord et la côte sud-ouest. C?est ainsi qu?ils proposent de positionner les zones potentielles d?implantation des sites aquacoles aussi éloignées que possible des lieux d?activités touristiques.

Les perspectives de développement de l?aquaculture en eau douce ne sont pas à écarter. Mais cette activité est quelque peu compromise vu que les ressources en eau sont limitées. Pour contourner ce problème, le schéma directeur préconise l?utilisation des techniques de régénération et de circuits fermés. En couplant cela à l?exploitation des eaux de rejet pour l?irrigation, quelques ouvertures peuvent être envisagées.

Entres autres possibilités : l?élevage en circuit fermé et la reconversion éventuelle des petites fermes de tilapia, la création de quelques sites d?une capacité minimum de 300 tonnes chacun, ainsi que la possibilité pour l?un d?entre eux de développer une ferme de barramundi en eau douce. Il est à noter que deux sites potentiels ont été répertoriés à cette fin.

L?aquaculture marine, elle, est riche de possibilités. Pourtant, il est essentiel que le développement se fasse autour d?un concept prioritaire : l?aquaculture en cage dans le lagon dans un premier temps, et offshore dans un second temps. L?élevage de poissons est une activité à développer au plus tôt.

Le grossissement d?huîtres et de moules sur filière de surface en fond de baie, la réhabilitation des barachois pour favoriser la production d?huîtres et de tilapia marins en cage, la capture au filet de crêtes sur les récifs, la création d?une ou deux unités de stabulation sur le littoral à proximité des lieux de collectes, etc. sont également préconisés.

Une dizaine de sites dans le lagon de Mahebourg ont été identifiés pour l?élevage en cage en lagon. Chacun peut produire entre cinq à 10 000 tonnes de poissons. Quant à l?élevage offshore, le schéma directeur a identifié un site de 1 250 hectares dans le lagon du Morne. Une dizaine d?exploitations de 50 hectares de concession chacune est envisageable. Des plates-formes flottantes à Trou-aux-Biches et à Cap Malheureux sont également à prévoir.

LA FERME MARINE DE MAHEBOURG PIONNIER DANS LE DOMAINE

C?est le 13 septembre 2001 que le gouvernement a autorisé la ferme Marine de Mahebourg à opérer sur une base industrielle. Autorisation lui avait été accordée pour opérer sur une superficie de 67 500 mètres carrés. Le bail accordé à cette ferme est pour une durée de 20 ans, et expire en 2021. Il est de Rs 48 000 pour les premiers huit ans et de Rs 72 000 pour le reste. Ce pionnier dans le secteur fut autorisé, le 14 janvier 2001, à opérer sur une autre superficie de 4 000 mètres carrés. Selon les conditions attachées au projet, ce dernier ne nécessite pas un certificat d?«Environment Impact Assessment».

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