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Bérenger : «Ramgoolam aurait pu obtenir davantage»

10 décembre 2007, 00:00

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S?il y a trouvé des points «positifs», il n?en demeure pas moins que Paul Bérenger qualifie l?accord entre le gouvernement et l?industrie sucrière de «pa un big deal». Il intervenait lors de sa conférence de presse, samedi.

Ainsi, pour le leader de l?opposition, Paul Bérenger, «Navin Ramgoolam, s?il avait un peu de savoir-faire, aurait pu obtenir davantage que ce qu?il a «eu». De plus, il estime que le «hidden agenda communal du gouvernement a non seulement fait perdre beaucoup de temps mais a terni l?image du pays».

Sur la question des terres, il avance également que ce n?est pas un «big deal» d?avoir obtenu les 2 000 arpents. D?autant qu?il rappelle que son gouvernement avait pu obtenir 3 600 arpents et le Sugar Investment Trust, (SIT) 7 000 arpents. Alors, dit-il, que le gouvernement veut utiliser ces terres pour le logement social, aucune maison du type Firinga n?a été construite depuis 2005.

Quant aux métayers, il dit noter que le dossier a été soumis à un autre comité. Au début de l?année prochaine, Paul Bérenger viendra expliquer en détail le deal Ilovo.

Pour ce qui est de l?actionnariat, Paul Bérenger critique Navin Ramgoolam et Arvin Boolell. «Ils ont fini par comprendre que vie feray a de la valeur», fait-il remarquer avant de préciser que le gouvernement a pu seulement négocier pour 15 % de participation étant donné qu?à travers le SIT, ils avaient déjà droit à 20 %. Avec l?accord, l?actionnariat global est passé à 35 %. «Comme ces actions ne sont pas gratuites, il faudra encore en savoir la valeur», soutient Paul Bérenger.

Pour ce qui est du volet d?électricité, il s?est dit outré «en tant que patriote» qu?il ait fallu avoir recours à des experts de l?étranger alors que Maurice a l?expertise de planifier elle-même sa production d?énergie. Il souhaite de ce fait que le projet de CT-Power soit gelé en attendant les conclusions de l?expert.

En revanche, il se réjouit que le gouvernement ait choisi l?option d?avoir recours à un «bridging loan» pour les employés de St-Félix comme il l?avait proposé précédemment.

Par ailleurs, sur le dossier de la farine, il se dit préoccupé par la réponse du ministre qui affirme que les «baking tests» seront effectués quand la farine va arriver au pays. Les préservateurs et les additifs au blé sont également source de préoccupation.

D?autre part, il estime que la State Trading Corporation (STC) a importé de la farine en violation avec le Central Tender Board, le Public Procurement Act et le STC Act.

A ce sujet, il soutient que les transactions de la STC et le dossier du CT-Power seront des affaires de police.

Le vente des cinq restaurants du Domaine Les Pailles est un dossier dans lequel il dit avoir trouvé des «anomalies». «Ena bane kitchose mari louche», lance-t-il. Il demande à Rama Sithanen, au directeur de la State Investment Coporation (SIC), Iqbal Mallam Hasham et au Chairman de cet organisme, Raju Ringadoo de geler la vente des restaurants.

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