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Farine : la négociation prime

9 décembre 2007, 00:00

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«Concernant l?avenir, attendons voir. » Telle est la posture de Rajesh Jeetah, le ministre du Commerce, concernant l?approvisionnement du pays en farine, pour l?année prochaine, à l?expiration de l?accord signé avec la République populaire de Chine.

« Avec la proposition des Moulins de La Concorde, on aurait augmenté le prix de la farine de 73 % au kilo, soit de Rs 5,30 à Rs 9,18 si les subsides étaient maintenus à Rs 400 millions. Sans les subsides, le demi-kilo aurait coûté Rs 11,30, sans compter que dans les deux cas, la population aurait à faire face à une cascade d?augmentations. D?où le recours à l?approvisionnement dans un pays ami. »

Le recours à un exportateur

Si cette option permettra au pays, comme l?affirme Rajesh Jeetah, de réaliser une économie de près de Rs 500 millions, c?est une rupture avec la pratique d?appels d?offres établie il y a 18 ans. L?intérêt national était garanti grâce à la présence de l?opérateur mauricien, Les Moulins de la Concorde (LMLC), parmi les fournisseurs potentiels de la farine à la State Trading Corporation (STC). Cette option ne résulte pas du jeu de l?offre et de la demande sur le marché mondial, où le prix du blé ne cesse d?augmenter.

D?où l?inquiétude de la direction de LMLC. « Dans tous les pays, quand une délégation du ministère du Commerce part en mission, c?est pour promouvoir les entreprises locales. Dans le cas qui nous concerne, une délégation du ministère s?est déplacée pour trouver des fournisseurs étrangers qui pourraient concurrencer l?industrie locale avec des moyens qui vont à l?encontre de la saine concurrence », est-il écrit dans un communiqué de la direction de cette minoterie.

Sur un marché où le prix du blé n?est pas stable, le recours à un exportateur de farine, à savoir, la Chine, n?est-il pas un trompe-l??il ? À cela, Rajesh Jeetah se demande s?il ne fallait pas exploiter des possibilités autres que l?offre de LMLC, et s?il fallait favoriser la minoterie mauricienne, même au prix d?un demi-milliard de roupies de plus que le prix offert par la Chine. « Il y a eu de nombreuses rencontres avec les autorités et LMLC. Ce dialogue est un processus continu. »

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