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Redonner vie à Beau-Champ

19 novembre 2007, 20:00

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Des maisons rafistolées avec de vieilles feuilles de tôle qui témoignent de nombreuses poches de pauvreté, une boutique en pierre de taille datant probablement de l?époque coloniale, des camps sucriers?A part une sucrerie qui fait vivre les familles, Beau-Champ n?a rien à offrir en termes d?infrastructures pour les loisirs. ?C?est un village mort?, lance un jeune.

Rattaché à Grande-Rivière-Sud-Est, Beau-Champ n?a pas connu un développement identique au premier. Le village, qui n?a pu géographiquement profiter de la croissance touristique, n?a pas non plus été doté ne serait-ce que de services essentiels. Faute de loisirs, des jeunes sont oisifs et passent le plus clair de leur temps sous la véranda de la seule boutique du coin.

Les Forces vives de Beau-Champ (FVBC), mises sur pied avec l?aide du Centre d?excellence d?Anahita en août, relèvent le défi de changer la destinée du village. ?Il faut redonner vie au village. Nous avons démarré par une journée sportive le jour de Divali, suivie d?une fête culturelle?, indique Suresh Gopalsing, président des Forces vives et conseiller de village.

Une équipe à Beau-Champ

Les FVBC envisagent de lancer un tournoi de foot pour la Noël. Les matches seront disputés sur le terrain de la propriété sucrière où des équipes de première division ont déjà évolué dans le passé. ?Nous n?avons pas eu de tournoi de foot depuis au moins dix ans. Il n?y a des joueurs potentiels qui évoluent dans des équipes des villages avoisinants. Nous allons former une équipe à Beau-Champ?, promet Rakesh Heerah, membre des Forces vives.

?Les jeunes sont inactifs et ont tendance à s?adonner à l?alcoolisme. J?ai aidé les Forces vives à mettre en place un programme d?activités. Avec l?aide du Centre d?accueil de Terre-Rouge, nous menons une campagne de prévention contre la drogue et l?alcoolisme. Nous envisageons également de lancer une campagne sur le sida avec l?aide de Pils?, précise Steeve Appolon, social coordinator du Centre d?excellence d?Anahita.

Steeve Appolon veut aussi encourager le sport inter-générations. ?On peut organiser un Family Day pour permettre à tous les membres de la famille d?y participer?, explique-t-il.

Culture de légumes

Le social coordinator propose des sorties pour des habitants dans des régions qu?ils n?ont jamais visitées. ?Nous pouvons mettre à leur disposition des moyens de transport?, précise-t-il.

Steeve Appolon a approché le centre de jeunesse de Flacq pour organiser des activités à Beau-Champ et d?inclure des habitants dans le programme de spécial vacances.

Le projet Anahita offre d?immenses possibilités pour le développement économique du village et l?intégration de la communauté. Des habitants, estime Steeve Appolon, peuvent par exemple se lancer dans la culture de légumes à être fournis à Anahita. ?Il faut qu?ils prennent les devants avant que les habitants d?autres régions en profitent?, lance-t-il.

Suresh Gopalsing encourage les femmes au foyer à se lancer dans l?artisanat. Il demande aussi la rénovation du club de Beau-Champ, le seul endroit où les gens du village peuvent se réunir.

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