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Agressé au sabre, il accuse deux videurs et un homme d?affaires

14 novembre 2007, 00:00

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Dans la soirée d?hier, Benjamin Rose, un opérateur de catamaran du Nord, subissait une intervention chirurgicale. Cela, quelques heures après l?agression dont il a été victime à Péreybère. Une agression perpétrée, selon lui, en raison de ses convictions eu égard à un îlot dont l?accès est devenu payant. C?est, en effet, parce qu?il serait l?un des porte-parole du front commun qui milite contre l?accès restrictif audit îlot qu?il aurait essuyé des coups de sabre de la part de deux hommes hier matin. Ces hommes, dit-il, seraient des videurs de boîte de nuit de la région. Et ils auraient été envoyés par un homme d?affaires.

«Ala kado ki linn avoy toi»

8 heures hier. Benjamin Rose s?apprête à commencer sa journée. Il gare sa voiture dans une aire de stationnement située à proximité du bâtiment Reef Construction, à Péreybère. Mais lorsqu?il en descend et ouvre le coffre pour sortir des cartons et autres outils, il est surpris par deux individus qui l?attaquent par derrière et lui infligent un coup de sabre au pied gauche.

Paniqué, Benjamin Rose ne peut plus bouger. Ses agresseurs lui administrent des coups de sabre à la tête et au bras. Lorsqu?il parvient à prendre la fuite, saignant abondamment (il a le tendon au pied gauche sectionné), les malfaiteurs le poursuivent.

Il s?enfuit ainsi sur quelque 25 mètres, avant de se saisir d?une pierre en vue de se défendre. Les deux hommes auraient alors reculé avant de repartir.

Benjamin appelle ses amis de la région. Ces derniers le transportent de toute urgence à la clinique du Nord de Grand-Baie. Il y reçoit les premiers soins avant d?être transféré dans un autre centre médical vers 12 h 30 vu la gravité de ses blessures. A 18 heures hier, il a subi une intervention chirurgicale.

Interrogé par l?express, Benjamin Rose devait déclarer, hier, que les deux videurs de boîte de nuit avaient été envoyés par un homme d?affaires. L?un d?eux lui aurait, en effet, dit : «Ala kado ki linn avoy pou twa.» Cela en citant le nom de l?homme d?affaires en question. Ce dernier l?aurait d?ailleurs déjà menacé, lui disant qu?il serait roué de coups s?il n?arrêtait pas de faire obstruction à son projet, soit de rendre l?accès à l?îlot payant aux touristes.

Un projet auquel les opérateurs ne sont pas favorables, estimant qu?il va à l?encontre de la loi. Benjamin Rose est l?un des propriétaires de catamarans de Grand-Baie qui avaient fait un affidavit pour dire que l?îlot appartient au public. Il est aussi vice-président d?une association écologique qui est contre ce projet.

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