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Un camionneur obtient des dommages de Rs 192 000
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Un camionneur obtient des dommages de Rs 192 000
La firme D. Seeven Ltd a été contrainte par la cour à verser Rs 192 000 à Georges Lloyd Tossé pour licenciement abusif. Ce dernier travaillait comme camionneur pour ladite compagnie.
Selon les dires du plaignant, il avait été employé par la firme en juillet 2002 et a été licencié le 11 octobre 2006. Il touchait alors, dit-il, Rs 12 000 par mois. Un argument réfuté par la défense qui parle, elle, d?un salaire de Rs 8 000 avec un bonus de productivité ne dépassant pas Rs 4 000.
Autre point de désaccord : la durée d?emploi du plaignant. Ce dernier a affirmé avoir été employé par le directeur de la firme lui-même et que celui-ci lui versait Rs 3 000 par semaine. La défense s?est, elle, appuyée sur un contrat de travail signé en juillet 2006 par Georges Lloyd Tossé et faisant état d?un salaire de Rs 8 000. Lors de son interrogatoire, le plaignant a admis avoir signé ce contrat mais a affirmé qu?il n?en connaissait pas le contenu.
Georges Lloyd Tossé a, en outre, soutenu que le directeur l?a renvoyé sans raison au lendemain d?une panne de camion survenue le 10 octobre 2006. C?est alors, dit-il qu?il est allé porter plainte au bureau du Travail. L?employeur a, lui, maintenu que ce renvoi était justifié et que l?employé avait fait preuve d??incompétence, irresponsabilité et conduite en état d?ébriété?.
Si le directeur a d?abord affirmé qu?une lettre de licenciement avait été adressée au plaignant en date du 18 octobre 2006, il a aussi déclaré, en cour, que l?homme avait démissionné. En effet, selon lui, la panne survenue en octobre était due à un différentiel brisé et c?était la deuxième panne du genre en six mois. Il aurait donc demandé des explications au plaignant qui lui aurait simplement dit qu?il démissionnait et aurait demandé à être payé pour le travail effectué. Le directeur lui aurait ainsi donné Rs 1 200. Lors du contre-interrogatoire, le directeur a aussi affirmé que le plaignant était employé par lui, et ce, avant même la création de la firme, en décembre 2003.
Dans son jugement, le magistrat a trouvé confus les arguments de la défense. Il a ainsi qualifié d?«incompréhensible» le fait que le plaignant ait à la fois quitté son emploi de son plein gré et été renvoyé pour faute. ?Je ne peux que conclure que la défense n?a pu venir de l?avant avec une ligne de défense sérieuse?, dira le magistrat Bernard Marie Joseph.
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