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Slam local, ce «grand corps malade»

12 novembre 2007, 00:00

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Slam local, ce «grand corps malade»

« Quand je t?ai vu, j?ai tout de suite su.

Que dans ton c?ur, un jour le froid serai venu. Les signes trompeurs, trop vite j?ai cru. J?ai voulu les transformer mais personne n?y a rien pu? » Cela aurait pu être l?une des créations originales présentées à l?atelier de slam organisé ce week-end dans les jardins du Centre culturel Charles Baudelaire.

Justement, on aurait pu. Mais on n?a pas pu. Car le slam va mal. Il prend sa claque, il n?a plus de calque.

Manquerait plus que de son essence on défalque la somme des mots crus. La somme des mots incongrus. La somme des mots qui ont quand même su. Résonner. Vibrer. Faire vibrer.

Celui qui l?a importé, Stefan Hart de Keating (photo), depuis cinq ans. Se cogne, se rencogne. Organise des événements auxquels toujours les mêmes viennent.

C?était rassurant ce petit noyau. Mais là, mêmes les fidèles semblent avoir déserté la cause.

«Le slam c?est avant tout une bouche qui donne et des oreilles qui prennent». La définition est de «Grand corps malade», slammeur qui cartonne en France, au point de faire une tournée qui est passée aux Francopholie et au Bataclan. De sortir un album et un DVD. C?est sûr, on en est loin.

Mais à ce point là, c?est à désespérer de ceux que la poésie désespère.

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