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Une redoublante agresse une fillette de 8 ans à l?école
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Une redoublante agresse une fillette de 8 ans à l?école
«Mo pou transfer mo bann zenfan.» Ces mots sont ceux d?une mère révoltée. Cette habitante de Camp-Levieux, a eu un choc mercredi après-midi lorsque ses deux enfants sont rentrés de l?école. Son fils de 7 ans serait venu vers elle et lui aurait annoncé que sa s?ur avait été agressée à l?école. «Linn dir moi enn zenfan ine trangle so ser», raconte-t-elle.
Les événements auraient eu lieu au cours de la récréation. La petite a raconté à sa mère les circonstances de l?agression. ?Li dir moi li ti pe zoue ar so frer ek so bann kouzin, enn lot tifi ine vini lerla?, explique la mère. Cette jeune fille, une élève redoublant la Standard VI, aurait alors exigé que la victime lui donne le horni (NdlR écharpe) qu?elle portait autour du cou.
«Mo tifi inn dir li non, lerla linn trangle li», explique la mère. Selon la petite et son frère, l?élève de sixième aurait tiré sur les deux bouts de l?écharpe pour la serrer autour du cou de la petite. Elle aurait ensuite pris l?écharpe. Ce n?est que quand sa victime l?aurait menacée de rapporter le cas à la maîtresse d?école qu?elle la lui aurait rendue.
Marques au cou
La petite aurait quand même rapporté le cas immédiatement à la maîtresse d?école. Elle raconte toutefois que celle-ci lui aurait dit que ce n?était pas de son ressort et qu?elle devait voir une enseignante pour régler ce problème. C?est d?ailleurs une des enseignantes de la petite qui aurait appliqué des compresses sur son cou. Ce n?est qu?en fin d?après-midi qu?elle aurait reçu des soins médicaux.
Lorsqu?elle voit la marque que porte son enfant au cou, la mère l?emmène sans tarder à l?hôpital. Là-bas, le médecin qui la reçoit lui révèle la gravité de l?incident. En effet, il lui aurait dit que si l?enfant avait été étranglée quelques secondes de plus, cela aurait pu lui être fatal. Révoltée, la mère s?est alors rendue à la police afin de porter plainte contre cette agression.
Elle est allée demander des explications à la maîtresse d?école hier matin. Elle allègue que cette dernière lui aurait dit que les marques sur le cou de la petite n?étaient pas visibles au moment où elle l?aurait vue, et que tout cela semblait sans gravité. La mère aurait alors décidé de faire transférer ses deux enfants dans un autre établissement primaire pour qu?ils continuent leur scolarité. Elle raconte que sa fille a été traumatisée par cette agression et qu?elle est très stressée. Elle ajoute qu?à hier après-midi, les marques sur le cou de la petite étaient toujours visibles et elle avait du mal à respirer.
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