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Saint-Félix : les promoteurs réunionnais répliquent au ministère du Logement

19 août 2007, 00:00

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La réaction du Groupe Ouest Con-cassage (GOC) ne s?est pas fait attendre. L?entreprise réunionnaise, après avoir pris connaissance du communiqué du ministère du Logement et des Terres concernant des « doutes » quant à la capacité financière du groupe, entend bien obtenir réparation. Elle a enclenché des procédures légales en espérant « récupérer » le terrain au centre des convoitises.

Pour rappel, les promoteurs réunionnais, à travers le Saint-Felix Worldwide Resort (SFWR), soumettent, le 25 mai 2004, une demande de bail pour un terrain de l?État situé à Saint-Félix, dans le Sud de l?île. Une lettre du ministère du Logement et des Terres, datée du 9 août 2004, les infor-me qu?un terrain de plus de 30 arpents leur est réservé. Mais la réservation sera résiliée le 13 juin 2006. C?est une autre société ? Midas Acropolis Co Ltd (MACL) ?, dirigée par un homme d?affaires grec, qui se verra attribuer le terrain pour la réalisation d?un projet hôtelier.

Furieux, les promoteurs réunionnais crient au scandale. Ils vont jusqu?à dire qu?un proche du Parti travailliste serait intervenu en faveur du groupe grec. Joël Narayanin, un des directeurs du GOC, basé à la Réunion, et qui est aussi un des responsables du SFWR, a juré un affidavit le 31 juillet dernier où il conteste la décision prise par le ministère.

Évoquant les doutes émis par le ministère du Logement et des Terres quant à la capacité financière du SFWR de financer le projet hôtelier, Joël Narayanin veut démontrer qu?il possède les ressources nécessaires. « Nous avons prouvé à plusieurs reprises que le SFWR peut assumer un tel projet. Nous avions déjà obtenu de différents organismes financiers de renommée internationale et classés AAA. Le financement était donc sûr et définitif », nous a-t-il déclaré.

<B> La bataille aura bien lieu</B>

Le promoteur réunionnais affirme, en outre, posséder une lettre de relance émanant d?une banque : « Cette institution m?a demandé si je comptais utiliser les fonds que j?avais prévus pour le projet, sinon, j?aurai des frais à payer. » L?homme d?affaires compte verser ce document au dossier des poursuites légales qu?il a entamées.

Le dossier du projet hôtelier, soutiennent les promoteurs, n?avait aucune la-cune. Ce qui contredirait les arguments avancés par le ministère, qui a expliqué dans son communiqué que les documents pour l?obtention d?un permis d?Environ-ment Impact Assesment « lacked salient information ». « Nous avons organisé différentes réunions avec le ministère afin de répondre à toutes les questions qui pouvaient rester en suspens, et nous avons pour cela fait intervenir des experts », affirme Joël Narayanin.

Ce dernier réfute également l?explication donnée par le ministère, qui a expliqué la semaine dernière que les promoteurs réunionnais n?ont jamais répondu au courrier du Board of Investment (BOI).

« Nous avons bien reçu un courrier daté du 13 juin 2006, nous demandant de confirmer que notre projet était toujours actif. Mais à la différence de ce qu?a pu annoncer le BOI, nous lui avons renvoyé une réponse le 16 juin 2006 trois jours plus tard, confirmant que notre dossier restait d?actualité », déclare Joël Nara-yanin. Qui précise : « Évidemment, nous avons la preuve de ce que nous avançons, car le courrier que nous leur avons envoyé le 16 juin 2006 est frappé du tampon même du BOI. »

Interrogé sur cette question, Rajoo Jaddoo, le directeur du BOI explique :

« Ce qui se passe est très simple: les gens obtiennent des terres de l?État et ne font rien, absolument rien pendant deux ou trois ans.

Si le gouvernement a pris une décision, c?est parce que les conditions attachées à l?octroi de ce terrain n?ont pas été respectées. Le promoteur initial n?a pas fait ce qu?il fallait ». Une réponse qui ne semble pas satisfaire le SFWR qui veut en découdre au plus vite devant les tribunaux. La bataille en vue d?obtenir un terrain de l?État aura bien lieu.

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